Nouvelle Renault Mégane R.S. 2017 & célébration Renault

Vous êtes Français et vous montez directement au créneau quand on vous dit qu’aucune voiture bleu-blanc-rouge n’est sportive ? Ceci est pour vous car nous allons parler de Renault Mégane R.S. !

40 ans de Formule 1 pour Renault

Hier, pour fêter ses 40 ans d’engagement en F1, la marque au losange a fait tourner deux voitures mythiques avec, à leurs volants, deux pilotes de légende.

Prost et Jabouille sur le circuit de Monaco
Prost, Jabouille, RE40 et RS01… Célébration légendaire.

C’est ainsi que nous avons pu voir Alain Prost sur la Renault RE40 de 1983 et Jean-Pierre Jabouille sur la RS01 de 1979. Quelles beautés ! Quelle émotion.

Armé de mon Canon, j’ai pu extraire quelques clichés de cette fête automobile. On se rend compte que quelque part, la nostalgie est alimentée par des petits détails comme du métal poli ou des odeurs bien particulières.

Détails de la RS01
Les moteurs apparents, c’est quelque chose qui manque.

Se dire que Jean-Pierre Jabouille a.k.a. le Grand Blond, le premier pilote de Renault en F1, a pris le volant de cette voiture rustique (par rapport à ce qui se fait maintenant avec toutes les aides, les moyens et la technique) à l’âge vénérable de 74 ans… Ca relève de l’exploit et ça impose le respect.

RS01 à Monaco
The Yellow Teapot n’a pas laissé échapper de fumée blanche.

Revoir le Professeur au volant d’une monoplace me fait toujours autant d’effet, magique.

Prost à la descente de la RE40
Alain doit sûrement expliquer comment Renault doit s’y prendre pour gagner à nouveau…

Puis voir Alain en interview sur l’asphalte, ça rappelle tellement de bons souvenirs.

Prost en interview
Thomas Sénécal et Lionel Froissart… je les envie cruellement.

En voyant ces monoplaces, on se dit quand même qu’un bond énorme a été réalisé sur l’aéro. Par contre, cette simplicité amène une beauté indescriptible ; ici, le superflu n’existe pas.

Renault RE40
Vous ai-je déjà avoué à quel point j’aimais ces F1 authentiques ?

Mégane R.S. 2017, un nouveau cru qui promet

C’est ainsi que Renault a profité de la fête pour présenter sa voiture de sport la plus puissante et la plus plébiscitée par la presse. Attendue comme le messie (Lionel, ok je sors), Renault a bien fait les choses, comme en témoigne la vidéo officielle.

Mais Au Rupteur était là, forcément ! Et pour une première impression… c’est mitigé. Je suis assez peu enchanté par l’échappement de cette nouvelle auto et déçu que Renault n’ait pas enlevé le camouflage.

Un pilote de F1 pour la guider

Pour effectuer les premiers tours de piste (et quelle piste !!!), c’est Nico Hülkenberg qui a été mis à contribution. Les détracteurs de son coéquipier Anglais diront qu’il valait mieux qu’il en soit ainsi.

Nico Hülkenberg pilotait la nouvelle Mégane R;S.
Un petit Hulk Smash ?

Et cette bagnole alors ?

Revenons à notre mouton. Cette Mégane R.S. 2017 est donc la descendante de deux « hatchbacks » qui sont des références. En plus de ça, s’ajoutent les différentes Clio R.S., petites bombes que tout apprenti Français aimerait posséder en première voiture. Elle a donc fort à faire avec un tel arbre généalogique.

L’extérieur

Arrière trois-quart de la Renault Mégane R.S. 2017
Un bel échappement central, intégré dans un diffuseur sûrement fonctionnel.

Ce que je salue, c’est qu’elle n’a pas d’artifice carrosserie exubérant à la Focus RS mk2 et que nous sommes en présence d’un produit mieux fini que sa devancière, sans des élargisseurs d’ailes collés à la va-vite. Elle me semble plus large qu’une simple GT et ça c’est un excellent point, nous ne tombons pas dans le syndrome Audi. Qui n’a pas remarqué le schéma suivant chez l’Allemand : A3 SLine = S3 sans les chromes ou TT RS = TT avec des pare-chocs agressifs ?

La Mégane R.S. 2017 en action au S de la Piscine.
Fonce Nico ! FONCE !

Échappement étouffé

Pour en revenir à l’échappement, je l’ai trouvé bien plus discret que celui de la version précédente ou encore celui de la Clio R.S. 16, voitures que j’ai pu voir passer au même endroit et à la même allure.

Alors, dans un sens, je n’aime pas. C’est une voiture de sport, donc on s’attend à avoir quelque chose de plus chantant sans avoir à passer par Milltek ou Akrapovic après achat. Sans chercher dans le vulgaire, Renault aurait pu faire un effort.

D’un autre côté, je suis plutôt content que Renault ne soit pas tombé dans la surenchère des sonorités artificielles dont la Fiat 500 et l’A45 AMG sont les représentants. Entendre un barrouf d’enfer et se retourner pour voir un pot de yaourt de 135 à 180 chevaux, c’est désolant. L’A45 a quand même une puissance plus en rapport mais le coup de la carto travaillée pour pétarader et autre… ça me dérange.

Dynamisme

Je n’ai pas de chrono ni de données moteur ou châssis mais avec cette évaluation visuelle, j’ai trouvé que ça passait fort. Certes, ce n’est pas le rythme des Porsche, F2 ou F1. Ce n’est pas non plus le jour et la nuit avec sa mère. Mais on sent qu’elle va encore faire des émules et se poser en référence du secteur. Il est à noter qu’elle sera disponible en manuelle et en automatique, un bon point.

Alors, cette Mégane R.S. ?

Je ne peux rien dire sans chrono, essai ou encore fiche détaillée mais il semblerait que cette Renault soit bien née. Sa base divise quant à l’esthétique mais ça, ce sont les goûts de chacun et une version sportive est forcément plus attrayante.

Je tiens à signaler que je ne suis pas un Renaultiste confirmé, malgré un amour non camouflé pour la Kangoo (châssis long) que je conduis régulièrement.