L’Indy 500 en quatre traditions

Trois mois plus tard que prévu, les 500 Miles d’Indianapolis se disputent donc ce dimanche pour la 104e fois. Une durée presque inédite dans le milieu des sports mécaniques, de laquelle sont nées un bon nombre de traditions parfois méconnues !

Tradition n°1 : les 33 voitures à trois de front

C’est une image toujours appréciée chaque année, les 11 lignes de trois voitures, composant le peloton des 500 Miles d’Indianapolis. C’est depuis 1934 que ce nombre maximum est utilisé, à partir d’une formule toute simple : afin de garantir le maximum de sécurité, il faudrait que chaque voiture puisse disposer de 400 pieds sur la piste. Si l’on prend la taille du Speedway (4 kilomètres), et qu’on la divise par 400 pieds, on arrive à 33, CQFD !

Tradition n°2 : « Back Home Again In Indiana »

C’est un peu l’hymne non officiel de l’état de l’Indiana. La chanson est jouée chaque année depuis 1946, et en 2020, pour la quatrième fois consécutive, c’est le chanteur Jim Cornelison qui va chanter cette institution de l’avant-course de l’Indy 500.

Tradition n°3 : Le Borg-Warner Trophy

A course exceptionnel, trophée exceptionnel ! Le Borg-Warner Trophy est une superbe pièce tout en argent, sur laquelle les visages de chaque vainqueur sont gravés. Le trophée au complet mesure 1,63 m (un centimètre de moins que Takuma Sato, vainqueur de la course en 2017!) et est orné de plus de 100 effigies en argent, et une très particulière, en or. Il s’agit de celle de Tony Hulman, l’homme qui a racheté le Speedway au sortir de la Seconde Guerre Mondiale.

Tradition n°4 : La bouteille de lait pour le vainqueur

Contrairement à la très grande majorité des courses automobiles, ce n’est pas du champagne que le vainqueur reçoit pour fêter son succès, mais une bouteille de lait ! La tradition vient de la troisième victoire de Louis Meyer, en 1936. Le pilote avait demandé du lait pour étancher sa soif, suivant les conseils de sa maman pour mieux se désaltérer lorsqu’il faisait chaud. C’est en 1956 que c’est devenu une véritable tradition continuée jusqu’à aujourd’hui.

Mais rassurez-vous, le plus important reste la course en elle-même, avec ses 200 tours, ses 500 miles, ses 800 kilomètres. Marco Andretti tentera cette année de s’imposer depuis la pole position, afin de briser la malédiction de sa famille, qui n’a plus gagné à Indy depuis le grand Mario en 1969.

L’an dernier, c’était déjà le poleman, Simon Pagenaud, qui avait pu goûter au lait de la Victory Lane. Afin de vous mettre dans le bain de l’épreuve de 2020, découvrez cette vidéo où le Poitevin vous raconte la course qui a changé sa vie, et la première victoire d’un pilote français aux 500 Miles en plus d’un siècle…

Michaël Duforest
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