Brézil : Binotto explique que ça aurait été risqué d'intervertir Sainz et Leclerc

15/11/2022

Brézil : Binotto explique que ça aurait été risqué d'intervertir Sainz et Leclerc - Crédit photo : Scuderia Ferrari
Crédit photo : Scuderia Ferrari 

Sous la menace d'une pénalité pour Sainz et avec Alonso juste derrière Leclerc, la Scuderia Ferrari n'a pas pu répondre aux engagements discutés avant la course.

Fin de la course, Charles Leclerc demande que Carlos Sainz et lui échangent les positions, dans le but de marquer des points dans sa chasse au titre de vice-champion du monde de F1. La réponse à la radio sera négative et le Monégasque fulminait en interview : « On s'était dit ça avant la course sinon je m'attends pas à ça, mais c'est comme ça. Les conditions étaient particulières. »
Le pilote a alors loué la course de son coéquipier pour terminer par : « Le team a décidé de ne pas faire le swap et c'est comme ça. »

Mais alors pourquoi ne pas avoir respecté un engagement qui a été discuté et accepté chez Ferrari ? Mattia Binotto explique le refus : « Tout d'abord, échanger les deux voitures [leurs positions] dans la dernière ligne droite était certainement délicat, car Charles avait Fernando et Max juste derrière, donc cela aurait été délicat et en quelque sorte dangereux. »

« Mais plus que cela, nous savions que nous faisions l'objet d'une enquête pour ce qui s'était passé derrière la voiture de sécurité avec Tsunoda. »

Rappelons que Tsunoda était dans un flou magistral car il était retardataire lors de la safety car. Sauf qu'il a été le seul à ne pas avoir été mentionné pour doubler la tête de course et se loger en queue de peloton. La FIA a déclaré : "Tous les systèmes ont fonctionné correctement, conformément aux règles." mais que cette situation est apparue en raison des "particularités de ce circuit".

Le Japonais a été le premier à franchir la ligne de safety car avant l'entrée des stands mais il l’a franchie une deuxième fois en s'arrêtant aux stands. Le système automatisé a alors pensé que la récupération du tour de retard était alors déjà faite, il a "hacké" le système. En le doublant sous régime de safety car, Carlos Sainz s'est alors mis en position réglementaire délicate.

Binotto affirme alors : « Nous avons ensuite été blanchis par la direction de course, alors nous étions assez - disons - à l'aise, mais sans avoir de conclusion là-dessus [imbroglio Tsunoda-SC-Sainz]. mais cela aurait été risqué [d'échanger les positions] sans avoir de conclusion sur cette affaire ça aurait été risqué, car une pénalité de cinq secondes, par exemple, signifierait qu'alors Carlos aurait perdu plus d'une position. Donc pour le championnat des constructeurs, il était certainement préférable de s'en tenir aux positions et aux écarts en piste. »

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