Max Verstappen a remporté le Grand Prix du Qatar au terme d'une course retournée par une intervention précoce de la voiture de sécurité et par la règle imposant un maximum de 25 tours par train de pneus.
Le Néerlandais, parti troisième, a immédiatement attaqué, dépassant Lando Norris dans la remontée vers le premier virage avant de suivre Oscar Piastri dans les premiers tours.
La neutralisation provoquée par un accrochage entre Nico Hülkenberg et Pierre Gasly a toutefois offert à Red Bull une opportunité décisive : lorsque la quasi-totalité du peloton s'est arrêtée pour effectuer le premier des deux arrêts obligatoires, McLaren a choisi de laisser Piastri et Norris en piste, misant sur une stratégie décalée (leur laissant, de leur propre aveu, une certaine latitude stratégique) qui, bien qu'agressive, s'est révélée déterminante dans l'issue de la course.
En tête, Piastri conservait un rythme solide, mais sa relégation après son second arrêt le repoussait derrière un Verstappen déjà installé aux commandes. L'Australien pouvait cependant revenir en piste avec une marge suffisante pour sauvegarder une deuxième place méritée après une prestation particulièrement consistante sur l'ensemble des 57 tours.
Norris, en revanche, voyait sa course se compliquer : bloqué derrière Carlos Sainz et Kimi Antonelli après son arrêt, il perdait un temps précieux. Ce n'est qu'à l'avant-dernier tour qu'il parvenait à dépasser le jeune pilote Mercedes, parti à la faute, mais sans pouvoir remonter sur le podium. La réduction de son avance au championnat est significative : de 22 points avant la course, elle tombe à 12 pour le pilote Red Bull, tandis que Piastri reste à 16 unités derrière à l'aube du dénouement à Abu Dhabi.
Carlos Sainz grimpe sur son deuxième podium de la saison grâce à un premier arrêt parfaitement exécuté qui lui a permis de dépasser Antonelli. L'Italien sauve néanmoins une solide cinquième place, confirmant la bonne forme de Mercedes et rapprochant encore l'équipe de la deuxième place du championnat constructeurs. George Russell, en difficulté après avoir perdu trois positions dans le premier tour, termine à la sixième place et limite les dommages pour les Flèches d'Argent.
Fernando Alonso achève un Grand Prix mouvementé à la septième place après un spectaculaire tête-à-queue à 360 degrés qui n'a cependant pas compromis sa course (hommage à Ken Block ?). Charles Leclerc, toujours incapable d'exploiter une Ferrari instable mais plus constante que la veille, finit huitième. Liam Lawson prend la neuvième place pour Racing Bulls, devant Yuki Tsunoda, dernier pilote à marquer un point.
Alex Albon échoue au pied du top 10, suivi de Lewis Hamilton, dont la Ferrari n'a jamais trouvé la performance nécessaire pour remonter suffisamment au classement. Gabriel Bortoleto termine treizième, devant Franco Colapinto et Esteban Ocon, ce dernier sanctionné d'une pénalité de cinq secondes pour un départ anticipé.
Pierre Gasly boucle sa course au seizième rang après son contact initial avec Hülkenberg, tandis que Lance Stroll et Isack Hadjar abandonnent, le Français après une crevaison à l'avant gauche survenue à trois tours du but, alors qu'il tenait une solide sixième place.
Oliver Bearman a renoncé après avoir purgé un stop-and-go de dix secondes pour voiture lâchée en "condition non sûre" (et s'éviter une pénalité au prochain GP), et Hülkenberg a vu sa course s'arrêter dans les graviers dès les premiers tours.
Dans un Grand Prix profondément influencé par la gestion stratégique et les contraintes imposées par les pneumatiques, Verstappen ressort vainqueur et ramène le duel pour le titre à son point d'incandescence avant la finale d'Abu Dhabi même si Norris a "juste à assurer" pour décrocher le titre.
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