Détails sur le Grand Prix de F1 du Japon 2026
Retour à la saison 2026 Course précédente Course suivanteJapon | Suzuka
| FP1 | 27/03/2026 | 03:30 | |
| FP2 | 27/03/2026 | 07:00 | |
| FP3 | 28/03/2026 | 03:30 | |
| Qualifications | 28/03/2026 | 07:00 | |
| Course | 29/03/2026 | 07:00 |
FALC (Faits à la con)
La grande majorité du premier secteur à Suzuka est composée de virages. Du T1 jusqu'à la sortie du T7, le volant est presque constamment en mouvement sur près de 2 km du tour.
Seulement 1,2 km du tour est effectué en ligne droite. La plupart des 5,807 km voient une certaine force g latérale s'exercer sur la voiture.
Le 130R est l'un des virages les plus rapides de la F1, pris à 295 km/h. Le virage 11, quant à lui, est l'un des plus lents à 60 km/h.
Les données sur le circuit
Infos générales
Premier Grand Prix : 1987
Sens : horaire
Nombre de tours : 53
Nombre de zones "Straight mode" : 2
Distances
Longueur du circuit : 5.807 km
Ou encore... 43 336 canettes de 250 mL de Red Bull couchées
Longueur de la course : 307.471 km
Ou encore... 2 294 560 canettes de 250 mL de Red Bull couchées
Virages
Nombre de virages : 18
Nombre de virages à gauche : 8
Nombre de virages à droite : 10
Les stands
Vitesse limite dans les stands : 80 km/h
Distance d'allée des stands sous limiteur de vitesse : 398.00 m
Temps nécessaire pour purger un Drive-Through : 17.91 s
Chronos
Tour en course le plus rapide : 1:30.983 (Lewis Hamilton, 2019)
Tour le plus rapide : 1:27.064 (Sebastian Vettel, 2019)
Pole position
Côté de la pole position : gauche
Distance de la pole au premier freinage : 276.80 m
Accélérateur et boîte de vitesses
Temps à pleine charge : 65 %
Distance à pleine charge : 73 %
Consommation d'essence : faible
Nombre de changements de vitesses en un tour : 46
Données F1 et Mercedes-AMG F1 Team, aucune affiliation ou autre. Ces données étaient valables avant que le Grand Prix de F1 ne se déroule.
Les éléments ont pu évoluer après le week-end de course : changement de tracé, nouveau record et etc.
Les données pneumatiques Pirelli
Pressions minimale de départ des slicks
Avant : 28.0 psi
Arrière : 25.0 psi
Limites de carrossage
Avant : -2.75°
Arrière : -1.50°
Pneumatique et piste
Evolution de la piste (FP1 aux qualifs) : moyenne
Abrasion de l'asphalte : 4/5
Résultats du Grand Prix de F1 de Japon 2026
| Pos. | Pilote (Constructeur) | Temps | Pos. grille | Gain/perte pos.* | Meilleur tour | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | A.Andrea Kimi ANTONELLI (Mercedes) | 1:28:03.403 | 1 | 1:32.432 (T.49) | 25 | |
| 2 | O.Oscar PIASTRI (McLaren) | +13.722 | 3 | 1 | 1:32.996 (T.49) | 18 |
| 3 | C.Charles LECLERC (Ferrari) | +15.270 | 4 | 1 | 1:32.634 (T.53) | 15 |
| 4 | G.George RUSSELL (Mercedes) | +15.754 | 2 | 2 | 1:32.549 (T.53) | 12 |
| 5 | L.Lando NORRIS (McLaren) | +23.479 | 5 | 1:33.208 (T.52) | 10 | |
| 6 | L.Lewis HAMILTON (Ferrari) | +25.037 | 6 | 1:32.777 (T.48) | 8 | |
| 7 | P.Pierre GASLY (Alpine) | +32.340 | 7 | 1:33.691 (T.39) | 6 | |
| 8 | M.Max VERSTAPPEN (Red Bull) | +32.677 | 11 | 3 | 1:33.552 (T.41) | 4 |
| 9 | L.Liam LAWSON (Racing Bulls) | +50.180 | 14 | 5 | 1:34.230 (T.53) | 2 |
| 10 | E.Esteban OCON (Haas) | +51.216 | 12 | 2 | 1:34.256 (T.53) | 1 |
| 11 | N.Nico HÜLKENBERG (Audi) | +52.280 | 13 | 2 | 1:33.732 (T.47) | |
| 12 | I.Isack HADJAR (Red Bull) | +56.154 | 8 | 4 | 1:33.837 (T.53) | |
| 13 | G.Gabriel BORTOLETO (Audi) | +59.078 | 9 | 4 | 1:34.164 (T.40) | |
| 14 | A.Arvid LINDBLAD (Racing Bulls) | +59.848 | 10 | 4 | 1:34.314 (T.53) | |
| 15 | C.Carlos SAINZ (Williams) | +1:05.008 | 16 | 1 | 1:34.514 (T.38) | |
| 16 | F.Franco COLAPINTO (Alpine) | +1:05.773 | 15 | 1 | 1:34.512 (T.41) | |
| 17 | S.Sergio PÉREZ (Cadillac) | +1:32.453 | 19 | 2 | 1:35.637 (T.53) | |
| 18 | F.Fernando ALONSO (Aston Martin) | (T.52) | 21 | 3 | 1:36.221 (T.47) | |
| 19 | V.Valtteri BOTTAS (Cadillac) | (T.52) | 20 | 1 | 1:36.269 (T.52) | |
| 20 | A.Alexander ALBON (Williams) | (T.51) | 17 | 3 | 1:33.427 (T.51) | |
| Ab | L.Lance STROLL (Aston Martin) | Abandon (T.30) | 22 | 1:37.217 (T.29) | ||
| Ab | O.Oliver BEARMAN (Haas) | Abandon (T.20) | 18 | 1:35.604 (T.20) |
Les actus concernant le Grand Prix de F1 de Japon 2026
Les brefs concernant le Grand Prix de F1 de Japon 2026 (34)
L'écurie de F1 Alpine a publié une lettre ouverte après le Grand Prix du Japon 2026 pour répondre à la fois aux réactions en ligne suscitées par la course de Suzuka et aux accusations visant son fonctionnement interne. L'écurie d'Enstone y condamne fermement les messages haineux, les menaces et le harcèlement visant Franco Colapinto, tout en rappelant que des comportements similaires avaient déjà touché Esteban Ocon après l'accrochage entre les deux pilotes en Chine. Alpine souligne également que l'incident entre Colapinto et Oliver Bearman à Suzuka a été examiné par la FIA, qui n'a jugé nécessaire de prendre aucune autre mesure.
Au-delà de cet appel au respect, le communiqué vise aussi à répondre à une défiance grandissante d'une partie des supporters, certains évoquant un traitement défavorable pour Colapinto ou même une forme de sabotage interne. Alpine rejette catégoriquement ces allégations et affirme que Pierre Gasly et Franco Colapinto disposent du même matériel depuis le début de la saison, à l'exception de quelques éléments mineurs sans incidence notable sur la performance en Chine dans le cadre d'un changement de composants de boîte de vitesses. L'équipe admet que, dans certaines phases de développement, des évolutions peuvent arriver sur une seule voiture dans un premier temps, mais assure qu'il s'agit d'une contrainte industrielle et non d'une volonté de favoriser un pilote.
Le texte insiste aussi sur le travail commun mené par Gasly et Colapinto avec les ingénieurs, Alpine expliquant que les deux pilotes partagent leurs données, leurs retours et leurs informations de manière totalement ouverte. L'écurie veut ainsi démontrer que son groupe de travail est uni, qu'aucune information n'est retenue et que la priorité reste de marquer le plus de points possible avec ses deux voitures. Dans un contexte où l'équipe estime avoir disposé de la quatrième monoplace la plus rapide lors des deux dernières courses, cette prise de parole sert donc autant à défendre ses pilotes qu'à protéger sa crédibilité sportive.
Here’s the moment Bearman went into the barriers at Spoon #F1 #JapaneseGP pic.twitter.com/XmurXApWkp
— Formula 1 (@F1) March 29, 2026
Troisième à Suzuka, Charles Leclerc a surtout géré une course dictée par les circonstances. Pris à contretemps par la voiture de sécurité, le pilote Ferrari s'est retrouvé dans une position défavorable, contraint de privilégier la gestion plutôt que l'attaque, dans un contexte où le rythme ne lui permettait pas de revenir sur Oscar Piastri.
Au micro de la Formule 1, le Monégasque a résumé une course où l'opportunité s'est en partie envolée au moment de la neutralisation : "Avec la voiture de sécurité, on a manqué de chance, donc j'étais en position défavorable, et je devais juste faire tenir les pneus jusqu'à la fin, mais les sensations n'étaient pas si mauvaises. C'était une course sympa, mais je n'ai pas eu assez de temps pour rattraper Oscar."
Dans les faits, Leclerc a passé une bonne partie du second relais à défendre et à gérer, notamment face à la pression de George Russell, sans jamais réellement avoir la fenêtre pour attaquer devant. Le podium reste donc un résultat solide, mais qui ne masque pas totalement le manque de marge de la SF-26 sur ce week-end japonais.
Leclerc a également élargi son analyse au format des qualifications 2026, qu'il continue de critiquer. Le principe de devoir composer avec la gestion d'énergie, sans pouvoir exploiter pleinement la voiture sur un tour, ne correspond pas à sa vision de l'exercice, où l'engagement maximal devrait primer.
Enfin, sur la dynamique du championnat, le pilote Ferrari se projette déjà sur la suite. Pour lui, le gain de performance passera avant tout par les évolutions techniques à venir. La Scuderia est attendue sur ce terrain, avec la nécessité d'apporter des solutions concrètes pour combler l'écart, dans un contexte où la concurrence (Mercedes en tête) ne restera pas immobile.
Longtemps bien placé dans ce Grand Prix du Japon 2026 après un excellent départ, Oscar Piastri a finalement dû se contenter de la deuxième place derrière Andrea Kimi Antonelli. L'Australien a logiquement pointé le rôle clé de la voiture de sécurité dans le déroulé de la course, tout en soulignant le bon travail de McLaren sur un week-end où l'équipe a enfin transformé sa vitesse en résultat solide.
À la radio, juste après l'arrivée, Piastri a d'abord lâché une formule assez parlante, au moment où son ingénieur lui présentait ses excuses pour la mauvaise fenêtre de Safety Car qui lui a probablement coûté une chance de victoire : "Quand on les lance bien comme ça, on n'est pas mauvais !"
Une remarque simple, mais qui résume bien son envol très propre à Suzuka. Dès l'extinction des feux, le pilote McLaren avait réussi à prendre l'avantage et à placer sa voiture dans une position idéale pour gérer le premier relais. Sans l'intervention de la voiture de sécurité, la course aurait probablement proposé un scénario bien plus ouvert à l'avant.
C'est précisément ce que Piastri a reconnu après l'arrivée, sans en faire trop mais avec un regret assez clair sur l'opportunité perdue de voir la hiérarchie se jouer sans interruption extérieure.
"Ça aurait été vraiment intéressant de voir ce qui se serait passé sans [la voiture de sécurité]. C'est dommage de ne pas savoir ce qui aurait pu se passer."
Le pilote australien a toutefois évité de basculer dans la frustration pure. McLaren sortait d'un début de saison compliqué et de deux premières manches marquées par des difficultés ou des résultats manqués. À Suzuka, l'équipe a au moins réussi à remettre une voiture sur le podium, et cela compte aussi dans la lecture du week-end.
"Mais un immense merci à l'équipe, on a fait du bon travail en tirant le meilleur parti de ce dont on disposait."
Du côté du muret, Andrea Stella a livré une analyse assez mesurée du niveau réel de McLaren face à Mercedes. Le patron de l'écurie britannique estime que Piastri avait clairement de quoi contenir George Russell, mais il se montre plus prudent sur la capacité à réellement battre Antonelli sur la longueur.
"Je pense qu'aujourd'hui, nous pouvions rivaliser avec Russell. Quand Oscar était dans son rythme, nous pouvions le garder derrière. Il n'est pas certain que nous aurions pu garder Antonelli derrière, car il creusait de gros écarts au fur et à mesure qu'il remontait dans le peloton."
Cela confirme ce que la course a laissé voir : McLaren avait sans doute la voiture pour jouer très haut, et probablement pour verrouiller au moins l'une des Mercedes, mais le rythme affiché par Antonelli sur les pneus durs semblait d'un niveau supérieur. Cela n'enlève rien à la copie rendue par Piastri, qui a mené, géré proprement son début de course et converti l'ensemble en premier podium de la saison pour McLaren. À Suzuka, ce n'est pas une victoire, mais c'est tout de même un vrai signal de reprise pour l'écurie championne en titre.
Andrea Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix du Japon 2026 au terme d'une course solide, aidée par le bon timing de la voiture de sécurité mais surtout conclue avec un très gros rythme sur le deuxième relais. À chaud, l'Italien a reconnu un départ raté, tout en insistant sur la performance de sa Mercedes une fois la course relancée. De son côté, Toto Wolff a salué la réaction de son pilote tout en rappelant qu'il fallait encore le préserver de toute projection prématurée sur le championnat.
À la radio, juste après l'arrivée, Antonelli a immédiatement résumé le mélange d'euphorie et de lucidité qui accompagnait ce succès : "Allez, mec, wouhou ! J'ai eu de la chance avec la voiture de sécurité, mais wouhou, le rythme était incroyable aujourd'hui."
Au micro de la Formule 1, le ton était ensuite un peu plus posé, mais le constat restait le même : la victoire a certes été aidée par les circonstances, mais elle s'est aussi construite sur une vraie vitesse de course.
"C'est plutôt agréable ! Il est encore trop tôt pour penser au championnat, mais nous sommes sur la bonne voie. Un départ catastrophique, je vais devoir voir ce qui s'est passé, mais la voiture de sécurité m'a aidé. Un bon deuxième relais, je me sentais bien dans la voiture."
Le pilote Mercedes n'a d'ailleurs pas cherché à enjoliver son envol raté, clairement identifié comme le principal point noir de son dimanche. Une faiblesse qu'il assume pleinement, et sur laquelle il sait déjà devoir progresser.
"J'ai quelques semaines devant moi, je vais donc pouvoir m'entraîner aux relâchements d'embrayage, car ça a été mon point faible cette année."
Le reste, en revanche, a davantage ressemblé à une démonstration de contrôle. Une fois replacé devant grâce à la neutralisation, Antonelli a rapidement pris le large, avec une monoplace très efficace sur le composé dur.
"On a eu de la chance avec la voiture de sécurité, mais sur les pneus durs, le rythme était incroyable. Ça m'a vraiment facilité la vie !"
Chez Mercedes, Toto Wolff n'a pas masqué le raté initial, qu'il a même commenté avec sa franchise habituelle. L'Autrichien a d'abord pointé le problème avec humour, tout en rappelant que l'équipe n'offre pas toujours à ses pilotes les outils les plus simples à exploiter.
"Départ raté, il va falloir apprendre à [Antonelli] à relâcher un embrayage ! Je me suis dit : "pas encore", car on ne leur donne pas les outils les plus faciles à utiliser, mais dans ce cas précis, le pilote a eu une énorme influence sur les choses."
Wolff a ensuite insisté sur ce qui, selon lui, a réellement permis de construire la victoire : la vitesse pure affichée par Antonelli pendant la course, suffisamment solide pour prolonger le relais et se placer dans la bonne fenêtre au moment de la voiture de sécurité.
"En course, il est remonté, il était vraiment rapide, ce qui explique pourquoi on a pu prolonger son relais d'un tour, et c'est ce qui a fait sa réussite."
Enfin, alors que la victoire au Japon propulse désormais Antonelli en tête du championnat, Wolff a immédiatement cherché à refroidir les projections trop rapides autour de son jeune pilote.
"Nous devons le protéger des gens qui parlent de championnats du monde."
Le message est clair : Mercedes savoure, Antonelli progresse à très grande vitesse, mais le discours officiel reste celui de la maîtrise. À Suzuka, l'Italien a surtout montré qu'au-delà des circonstances favorables, il avait désormais la vitesse et le calme pour convertir une opportunité en victoire nette.
À Suzuka, la configuration du tracé (étroit, rapide, à fort appui et très exigeant dans les enchaînements de type "Esses") continue de placer la position en piste au centre de l'équation. Dans ce contexte, la stratégie reste un levier déterminant, d'autant que le dépassement demeure structurellement difficile malgré les outils aérodynamiques et énergétiques introduits en 2026. La dégradation reste présente mais maîtrisable, et l'exploitation des pneus dépendra fortement de la capacité des équipes à gérer le glissement et les phases de recharge.
Le scénario de référence s'oriente vers un arrêt unique, déjà observé lors des deux premières manches de la saison et renforcé ici par le niveau d'énergie à économiser et la nature du circuit. La séquence la plus naturelle demeure médium vers dur, avec une fenêtre d'arrêt relativement large située entre les tours 15 et 21. Cette approche offre un équilibre entre performance initiale, gestion de la dégradation et flexibilité stratégique, notamment en cas de neutralisation. Le relais en médium permet de contrôler le rythme sans surexposer le train arrière, avant de basculer sur le dur pour sécuriser la fin de course dans un contexte de charges latérales élevées.
Une variante directe consiste à inverser la logique de départ en privilégiant le pneu tendre. La stratégie tendre à dur abaisse la fenêtre d'arrêt (tours 13 à 19) et vise un gain immédiat au départ, tant pour attaquer que pour se protéger. L'écart de performance initial, estimé autour de 0,6 seconde au tour entre médium et tendre, constitue un levier réel dans les premiers tours. En contrepartie, cette approche réduit la marge de manœuvre stratégique, le premier relais étant contraint en longueur, ce qui expose davantage en cas de voiture de sécurité mal positionnée.
Une autre lecture, plus agressive mais marginale en performance pure, consiste à opter pour tendre puis médium avec un arrêt plus tardif (tours 18 à 24). L'intérêt repose sur une relance plus compétitive après le passage aux stands, mais l'écart de performance entre médium et dur étant faible ce week-end, le bénéfice reste limité. Cette option peut toutefois servir dans une logique de dépassement différé ou de décalage stratégique face à un trafic défavorable.
Pour les pilotes hors du top 10 ou mal positionnés sur la grille, la stratégie inversée dur vers tendre constitue une alternative pertinente. Elle permet d'allonger le premier relais, de profiter d'une piste plus libre et de bénéficier d'une voiture plus légère en fin de course avec le composé le plus performant. La fenêtre d'arrêt se situe alors entre les tours 30 et 36. Cette approche dépend fortement du rythme intrinsèque et de la capacité à remonter dans le peloton une fois la phase d'exploitation du pneu tendre enclenchée.
Les stratégies à deux arrêts restent en retrait dans la hiérarchie théorique. Le scénario le plus viable serait tendre > dur > tendre, avec des fenêtres autour des tours 10 à 16 puis 35 à 41. Néanmoins, sans dégradation excessive ou apparition de grainage marquée, ce choix implique un surcoût en temps de passage par les stands difficile à compenser en conditions normales. Il devient pertinent uniquement dans un contexte de course perturbée (voiture de sécurité ou VSC), où une opportunité de "stop gratuit" rebat les cartes. Dans ce cadre, certaines équipes disposant de deux trains de durs neufs pourraient disposer d'une flexibilité supplémentaire.
Enfin, les conditions météorologiques attendues (ciel couvert et températures légèrement plus basses) tendent à améliorer la longévité des gommes et à réduire la dégradation thermique. Cela renforce la viabilité du composé tendre en début de relais et consolide l'option à un arrêt comme solution dominante, tout en maintenant ouvertes quelques fenêtres d'opportunité pour des stratégies alternatives en fonction du déroulement de course.
La qualification japonaise a laissé apparaître une image inhabituelle chez Red Bull. Éliminé dès la Q2, Max Verstappen a surtout pointé du doigt une monoplace difficile à exploiter, dans un week-end où l'équipe multiplie les ajustements techniques. En parallèle, Isack Hadjar a tiré son épingle du jeu en accédant à la Q3.
"La voiture ne tourne jamais au milieu du virage, et on a beaucoup de survirage à l'entrée. C'est vraiment difficile, imprévisible. On pensait avoir un peu corrigé ça en FP3, mais en qualifications c'était encore là, et pour moi, elle était inconduisible."
"J'ai un package aérodynamique différent ce week-end, mais ça ne fonctionne pas, donc ce n'est pas idéal", a conclu le Néerlandais.
Ces propos traduisent une situation technique encore instable du côté de Milton Keynes. Les nombreux changements opérés sur la voiture, notamment sur le plan aérodynamique, semblent perturber l'équilibre global, au point de masquer en partie le niveau réel de performance. Dans ce contexte, la contre-performance de Verstappen doit être lue avec précaution, davantage comme le reflet d'une phase d'expérimentation que d'un déficit pur.
Dans l'autre garage, Hadjar a su capitaliser sur cette fenêtre. Qualifié en Q3 et devant son coéquipier, le Français a reconnu une satisfaction légitime au regard du résultat brut, tout en soulignant que sa propre marge de progression restait importante. Une performance solide, dans un week-end où Red Bull cherche encore ses repères.
Piastri s'est exprimé au micro de la F1 après la séance de qualification à Suzuka : "Ce week-end, nous avons fait bonne figure et nous avons bien exécuté notre programme. Nous n'avons toujours pas le rythme ni l'adhérence nécessaires pour rivaliser avec Mercedes, mais nous nous rapprochons."
De l'autre côté, Norris s'est hissé P5, Leclerc s'étant intercalé entre les McLaren, avec un manque de roulage dû à des soucis techniques lors des essais libres.
Russell après une qualification où il s'est plaint d'un mauvais équilibre de sa voiture, trop survireuse : "Nous avons été rapides tout le week-end, mais au début des qualifications, nous étions nulle part."
"Mais la course, c'est demain, donc tout reste à jouer."
Wolff expliquera peu après : "[les problèmes de] Russell c'était les réglages : la voiture était trop sur le nez [donc du survirage, ndlr], ce qui lui a compliqué la tâche. Je pense qu'il va devoir gérer ça pendant la course, ce qui va lui porter préjudice. On a commis une erreur."














