McLaren viserait Lambiase pour 2028, Stella lié à Ferrari
09/04/2026
Le nom de Gianpiero Lambiase agite le monde de la F1 depuis ce matin. Plusieurs sources, dont la presse néerlandaise et britannique, évoquent un départ programmé du bras droit de Max Verstappen vers McLaren en 2028, sur fond de spéculations autour de l’avenir d’Andrea Stella.
Le marché des transferts ne concerne pas uniquement les pilotes, et le nom de Gianpiero Lambiase, dit "GP", s'impose ce jeudi 9 avril comme l'un des dossiers les plus commentés du paddock. Selon plusieurs informations relayées depuis ce matin, l'actuel ingénieur de course de Max Verstappen pourrait quitter Red Bull à l'issue de son contrat, soit fin 2027, pour rejoindre McLaren à partir de 2028.
La rumeur n'émane pas d'une seule source isolée. Elle a d'abord pris de l'ampleur aux Pays-Bas, avec une première mention attribuée à la presse régionale néerlandaise (De Limburger), avant d'être reprise par Erik van Haren. Ce dernier n'est pas un journaliste anodin sur les sujets liés à Verstappen et à son entourage : il est généralement considéré comme l'un des relais les plus fiables lorsqu'il s'agit du clan du quadruple champion du monde. Quand il avance qu'un départ de Lambiase est attendu à terme, l'information mérite donc d'être prise au sérieux, même en l'absence de confirmation officielle.
Dans la foulée, la presse britannique s'est également emparée du sujet, allant dans le même sens. Sans transformer ces éléments en fait établi, le croisement des relais et la cohérence globale du scénario donnent du poids à un dossier qui reste, à ce stade, du domaine du bruit de paddock appuyé.
Sur le papier, le mouvement aurait du sens pour McLaren. Lambiase n'est pas seulement l'ingénieur de course de Verstappen depuis son arrivée chez Red Bull en 2016 ; il est aussi l'une des figures techniques et opérationnelles les plus respectées du paddock. Son profil, mélange de gestion de pilote, lecture de course, autorité sur le muret et compréhension du fonctionnement global d'une équipe, dépasse largement le simple cadre des échanges radio en course.
C'est justement ce point qui nourrit un second niveau de lecture dans ce dossier. Selon les informations venues des Pays-Bas, l'arrivée potentielle de Lambiase ne serait pas uniquement pensée comme un recrutement d'ingénierie pur, mais aussi comme une manière pour McLaren d'anticiper l'avenir de sa structure de commandement. Andrea Stella continue en effet d'être cité dans certaines discussions de paddock comme un profil crédible pour Ferrari à moyen terme.
Là encore, il faut rester mesuré. Rien n'indique qu'un départ de Stella soit acté, ni même imminent. L'Italien reste solidement installé chez McLaren, où il a conduit l'équipe vers les sommets ces dernières saisons. Mais le fait que son nom circule dans les conversations liées à Ferrari suffit à alimenter l'idée qu'un recrutement de cette ampleur pourrait aussi servir de préparation stratégique pour l'après-Stella, si un tel scénario venait un jour à se dessiner.
Le paramètre économique entre également dans l'équation. Les différentes indiscrétions publiées ce jeudi suggèrent que McLaren aurait formulé à Lambiase une proposition particulièrement ambitieuse, à la fois sur le plan salarial et sur celui des responsabilités. C'est un élément à prendre en compte, car le Britannique d'origine italienne avait déjà été associé à d'autres structures ces derniers mois, notamment Aston Martin, sans que cela ne débouche sur un changement concret.
Pour Red Bull, l'enjeu ne serait évidemment pas anodin. Si ce départ devait se confirmer à terme, il priverait l'équipe d'un homme central dans son fonctionnement sportif, mais aussi d'un repère fort pour Verstappen. Lambiase est bien plus qu'une voix à la radio pour le Néerlandais : il constitue l'un des piliers de son environnement depuis bientôt douze ans chez Red Bull Racing. Leur relation, parfois rugueuse à l'antenne mais extrêmement solide en interne, est devenue l'un des marqueurs de l'ère Verstappen.
Il serait toutefois prématuré d'en tirer des conclusions directes sur l'avenir de Verstappen. Oui, un départ futur de Lambiase constituerait forcément un élément important dans l'écosystème Red Bull, tant GP occupe une place centrale dans le fonctionnement sportif de l'équipe comme dans le quotidien du quadruple champion du monde. Mais non, cela ne suffit pas à lui seul à valider ou relancer automatiquement tous les scénarios autour du Néerlandais.
S'il existe aujourd'hui des raisons crédibles de s'interroger sur la suite de la trajectoire de Verstappen à moyen terme, elles dépassent largement la seule question de son ingénieur de course. Le pilote Red Bull n'a jamais caché qu'il ne se voyait pas faire de la Formule 1 simplement pour y rester le plus longtemps possible. Amoureux du sport automobile au sens large, il a déjà laissé entendre à plusieurs reprises que d'autres disciplines mécaniques l'attiraient, loin du seul cadre de la catégorie reine. Ses apparitions récentes autour du Nürburgring, ainsi que son intérêt assumé pour d'autres programmes d'endurance et de GT, ne font que renforcer cette lecture.
À cela s'ajoute la grande inconnue technique de 2026. Verstappen s'est déjà montré réservé, voire franchement sceptique, à propos de la réglementation actuelle, même si celle-ci reste encore jeune dans sa construction et appelée à évoluer face aux critiques des pilotes et du public. Il serait donc excessif d'en faire aujourd'hui un facteur de rupture définitif. En revanche, le sujet existe bel et bien dans l'équation, au même titre que le niveau de compétitivité futur de Red Bull dans ce nouveau cycle.
Son contrat, lui, court théoriquement jusqu'à fin 2028 depuis sa prolongation signée après son premier titre mondial. Ce cadre contractuel ne ferme évidemment pas la porte à toutes les spéculations, mais il rappelle au moins une chose : si Lambiase devait effectivement rejoindre McLaren en 2028, la chronologie ne serait pas neutre. Elle tomberait précisément à un moment charnière de l'engagement actuel de Verstappen avec Red Bull.
Pour l'instant, le dossier raconte donc surtout deux choses. D'une part, McLaren semble continuer à penser très loin dans sa structuration interne. D'autre part, Red Bull reste exposée à une forme d'érosion progressive de plusieurs figures fortes de son organigramme. Mais comme souvent dans ce type de période sans Grand Prix, il faut aussi garder une part de recul : l'absence d'action en piste crée mécaniquement un terrain fertile pour les scénarios de paddock les plus crédibles, et donc les plus facilement relayés.
En l'état, il faut donc traiter ce sujet pour ce qu'il est : une rumeur sérieuse, largement commentée et portée par des sources crédibles, mais qui n'a pas encore franchi le cap de l'officialisation. Ce n'est pas encore un transfert acté, mais c'est clairement un dossier à surveiller de près.
Mise à jour : depuis la publication de ces premières informations, un nouvel élément est venu préciser le cadre du dossier. Selon Andrew Benson pour BBC Sport, le recrutement de Gianpiero Lambiase par McLaren à partir de 2028 est bien acté en interne, même s'il n'est pas officialisé publiquement.
Toujours selon cette source, ce mouvement ne s'inscrit pas dans une logique de remplacement d'Andrea Stella. Au contraire, Lambiase viendrait renforcer la structure opérationnelle de l'équipe afin de soulager l'Italien sur les aspects piste, alors que celui-ci cumule déjà des responsabilités étendues au sein de McLaren.
Les spéculations liant Stella à Ferrari seraient, dans ce contexte, jugées infondées en interne. Ce nouvel éclairage ne remet pas en cause l'intérêt du dossier, mais invite à réorienter la lecture : davantage vers un renforcement stratégique de McLaren que vers une préparation d'un changement de direction à court terme.
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