P6 et P7 à Imola pour Mercedes peuvent ne pas sembler être un progrès sur le papier, mais les écarts avec ceux qui les précèdent et les suivent laissent place à l'optimisme, selon l'équipe. L'écurie fera ainsi étape à Monaco cette semaine, convaincue qu'elle va dans la bonne direction.

"Nous avons fait un pas en avant. Nous nous sommes améliorés," a déclaré Lewis Hamilton après la course. "Mais nous devons continuer jusqu'à ce que nous obtenions ces améliorations pour vraiment réduire les écarts."

Du cockpit au mur des stands, Toto Wolff (directeur de l'équipe Mercedes) était également satisfait de ce qu'il a vu lors de notre première visite à Imola en deux ans. Il a déclaré : "Nous sommes sur une trajectoire où nous rendons la voiture meilleure, nous pouvons le voir. Je me sens plus confiant maintenant."

Le progrès sera régulier, mais l'équipe sait que c'est la bonne voie à suivre. "Nous voyons maintenant ces gains progressifs, plutôt que cette mise à jour miracle," a ajouté Toto. "Nous mettons la voiture dans une meilleure fenêtre et lui donnons plus de performances. Je me sens plus confiant."

Il y a 5 h

À Imola, Hamilton a été interrogé sur la possibilité que Sainz rejoigne Mercedes, mais il a répondu en exprimant sa préférence pour Antonelli. "Carlos est un excellent pilote, donc je pense que peu importe où il ira, il apportera quelque chose de positif à n'importe quelle équipe", a déclaré Hamilton. "Honnêtement, je n'ai aucune idée des plans de Toto, mais pour moi, si je devais choisir un jeune pilote, je prendrais probablement Kimi."

Wolff a parlé à Sky Sports F1 de ses sentiments concernant la course d'Hamilton en Italie ce week-end, pour la première fois depuis l'annonce de son transfert surprise chez Ferrari, et a évoqué Antonelli. "J'imagine que pour les Italiens, c'est très excitant d'avoir Lewis Hamilton en rouge l'année prochaine. Nous nous habituerons aux tenues, mais nous devons nous concentrer sur nous-mêmes", a-t-il dit. "Peut-être qu'il y a une option pour que nous brillions davantage avec un Italien dans notre voiture, donc nous repoussons les limites."

Mercedes a testé Antonelli dans leurs voitures de F1 de 2021 et 2022 en avril, mais ils ont essayé de modérer les attentes concernant l'Italien. James Allison, directeur technique, a loué Antonelli, qui a rivalisé et, parfois, surpassé son coéquipier en Formule 2, Oliver Bearman, cette saison. "J'ai eu le grand plaisir d'écouter les ingénieurs décrire leurs interactions avec lui", a déclaré Allison. "Un jeune pilote enthousiaste, très, très rapide, avec un rythme régulier. Il n'avait jamais conduit une voiture de F1 jusqu'à récemment, mais il a semblé à l'aise dès les premiers tours."

L'ingénieur britannique a rajouté : "Il est arrivé avec un esprit ouvert face à cette génération de voitures à effet de sol. Il ressent toutes les sensations attendues, mais il n'est pas influencé par les voitures précédentes. Il les prend telles qu'elles sont et nous décrit leurs points faibles et forts. Il laisse les ingénieurs travailler pour améliorer ces aspects. Mais il semble être un très prometteur jeune pilote."

À Imola, pour en revenir à Wolff, le patron de l'équipe Mercedes a déclaré : "Nous mettons en avant ce jeune homme depuis longtemps maintenant et il sera un très bon et grand pilote un jour en Formule 1, mais il a 17 ans. Il y a quatorze mois, il conduisait une voiture de F4 et il y a beaucoup d'attentes en Italie. Nous sommes aussi un peu coupables d'avoir parlé de lui à ce stade et je pense que nous devrions le laisser se concentrer sur la Formule 2, obtenir des résultats et ne pas trop se laisser emporter par ce qui pourrait ou devrait être. Regardez George [Russell], il a remporté la F3 et la F2 dès sa première année. En même temps, Kimi a excellé dans ces séries juniors et est maintenant en F2, donc nous verrons. Il sera en Formule 1 un jour, mais ne précipitons pas les choses."

Il y a 4 h

Le poster Mercedes x LEGO pour le Grand Prix de Monaco 2024 !

Il y a 3 h

Pour le Grand Prix de Monaco 2024, Pirelli a une nouvelle fois sélectionné les trois composés de pneus les plus tendres disponibles cette année : le C3 en tant que pneu dur, le C4 comme pneu médium, et le C5 pour le pneu tendre. Cette sélection est typique des circuits urbains où la surface de la piste est particulièrement lisse, car elle est utilisée quotidiennement par des véhicules routiers. Par conséquent, les pneus doivent offrir un maximum d'adhérence.

À Monaco, les pneus subissent des forces parmi les plus faibles de la saison en raison de la vitesse moyenne très lente sur les 3,337 kilomètres du circuit, avec certains virages pris à moins de 50 km/h et seulement 30 % du tour passé à pleine puissance. Cependant, cette faible contrainte est compensée par le fait que, avec 78 tours à couvrir le dimanche, chaque phénomène pouvant influencer le comportement des pneus se produit bien plus fréquemment, en particulier en ce qui concerne l'énergie développée lors des phases de traction. Un autre élément à prendre en compte est le graining, qui pourrait apparaître de manière significative durant les premiers jours.

Sur un tracé où la marge d'erreur est quasiment nulle, un facteur clé pour améliorer les temps au tour est la confiance que les pilotes acquièrent progressivement, même s'ils connaissent bien le circuit. Ils doivent trouver les meilleures trajectoires, se rapprochant de plus en plus des barrières, souvent jusqu'à effleurer celles-ci avec les flancs des pneus. La maîtrise de cette technique, sans endommager la voiture, est cruciale pour obtenir une bonne position sur la grille de départ, essentielle dans une course où les dépassements sont quasiment impossibles, même lorsque l'écart de performance entre les voitures peut atteindre plusieurs secondes. La qualification sera encore plus critique cette année, alors que nous avons vu que l'ordre de départ se joue souvent à quelques millièmes de seconde.

Sur un circuit comme Monaco, l'apparition de la voiture de sécurité est presque inévitable, avec une probabilité moyenne de 77 %, soit presque deux interventions par course. Curieusement, la course de l'année dernière s'est déroulée sans aucune neutralisation. Il n'y a vraiment qu'une seule stratégie viable : un arrêt unique, en essayant de s'arrêter le plus tard possible pour profiter éventuellement de la voiture de sécurité et ainsi minimiser le temps perdu dans la voie des stands.

Il y a 2 h

McLaren rendra hommage à Ayrton Senna dans les rues de Monaco en arborant une livrée spéciale aux couleurs du casque du défunt champion Brésilien, éternel adversaire d’Alain Prost.

Il y a 1 h

Parallèlement à une livrée unique pour les voitures de Formule 1 MCL38 qui seront pilotées par Lando Norris et Oscar Piastri lors du Grand Prix de Monaco 2024, McLaren Automotive célèbre le talent, les réalisations en course et bien plus encore d'Ayrton Senna avec la livrée Senna Sempre. Cette livrée unique, peinte à la main, est appliquée sur une McLaren Senna de pré-production provenant de la collection patrimoniale de McLaren.

La livrée Senna Sempre a été créée dans le cadre de l'association continue de McLaren avec l'Institut Ayrton Senna. Elle met en valeur non seulement la maîtrise et le savoir-faire inégalés en peinture que McLaren Automotive est unique à offrir grâce aux Opérations Spéciales de McLaren (MSO), mais aussi des visuels distinctifs honorant la carrière en Formule 1 d'Ayrton Senna, sa quête acharnée de perfection, sa nationalité brésilienne et l'histoire de McLaren en course. Des couleurs de peinture vives et audacieuses et des traitements intérieurs sur mesure rendent hommage à son héritage, notamment sur les rues de Monaco.

Il y a 6 minutes

Verstappen : de la P9 à la victoire pour un doublé Red Bull à Miami

08/05/2023

Verstappen : de la P9 à la victoire pour un doublé Red Bull à Miami - Crédit photo : Red Bull Racing
Crédit photo : Red Bull Racing 

Une gestion merveilleuse des pneus durs de Max Verstappen, en stratégie décalée, lui a permis de remonter de sa neuvième place sur la grille pour prendre sa deuxième victoire à Miami, devant Checo Pérez et Fernando Alonso.

100 % des victoires au Grand Prix de Miami sont à attribuer à Max Verstappen. Ok, il n'y en a eu que deux mais les chiffres ne mentent jamais. En tout cas, le double champion du monde fait carton plein avec la P1 et le point du meilleur tour, augmentant ainsi son avance sur son principal rival et coéquipier : Checo Pérez.

De l'aveu de Christian Horner, le team principal de Red Bull, c'était une course incroyable. Checo a fait un très bon début de course alors que Max, entre les tours 20 et 42, a réalisé une gestion phénoménale de pneus, à tel point qu'il restait encore de la gomme quand ils ont enlevé les roues !!! Le duel à 10 tours de la fin à d'ailleurs été fair-play entre les coéquipiers, ce qu'a salué Horner.

Pérez aurait-il pu gagner ? Selon Horner, Checo savait que Max reviendrait sur lui. Il aurait peut-être pu faire un plus grand écart en début de course. Checo peut malgré tout être heureux de son week-end, malgré de ne pas avoir gagné. Le principal interessé, quant à lui, avoue ne pas avoir fait une course géniale. Il a tout donné mais ça n’a pas fonctionné. Il attend Imola pour revenir avec plus de rythme car Max était trop rapide ici et méritait la victoire.

Au sujet de Verstappen, il a expliqué que la veille, avec son ingé, il avait le sentiment d’essayer une stratégie différente. Et ça a payé car ça lui a donné plus de liberté pour suivre les voitures devant lui, d'autant qu'il a pu étendre son premier relais après un départ propre, ce qu'il espérait avant la course. Le mot de la fin : son objectif a toujours été de garder la tête du championnat, et c'est chose faite !

Suit Alonso en P3 qui a vogué en solitaire. Il disait qu'il n'y avait rien à faire avec les Red Bull devant, que son rythme était un peu lent. Il s'est un peu amusé au début avec Sainz, quand la Ferrari avait un peu de rythme. Mais le numéro 14 prend le podium et ses points, en espérant poursuivre sur cette lancée dans les prochains Grands Prix.

D'ailleurs, seul en piste, il s'est amusé à regardé la course de Lance Stroll, son coéquipier et à demander où en était le Canadien après un dépassement sur Albon, espérant qu'il soit dans les points. Et au passage la veille, au micro de Sky, Alonso a lâché un petit mot indirect à Esteban Ocon : "Oui, j'ai essayé d'aider Lance mais il ne faut pas oublier qu'il est aussi très intelligent. C'est un pilote auquel je pense en tant que coéquipier, comme nous l'avons vu à Bakou, nous avons parlé peut-être d'économiser des pneus, nous ne savions pas exactement dans un format de sprint, combien de temps les pneus dureront… nous économisions des pneus et il a dit, 'Je n'attaquerai pas Fernando'."

Puis la partie "savoureuse" [acide] dont l'Ibère a le secret : "L'année dernière, j'ai eu comme peut-être le contraire. Toujours, vous savez, mon coéquipier, comme si la première cible était moi. Ce n'était donc évidemment pas bénéfique pour l'équipe. Donc, je pense que Lance joue aussi un rôle dans cette relation."

On saute d'ailleurs sur les P8 de Gasly et P9 d'Ocon dans les Alpine. Des points qui font du bien mais un goût de pas assez, surtout pour le grand ami d'Alonso : Esteban. Le Normand expliquait qu'ils avaient tenté quelque chose de décalé mais il n'y a pas eu de safety car ou autre qui auraient pu faire fonctionner la stratégie. Pour lui, ça se joue à pas grand-chose et même si ce sont des points malgré tout, ils ne sont pas aussi gros qu’espérés. Pour lui, il faut accrocher les voitures devant.

Ce dernier sentiment est partagé par Pierre, qui trouve du positif mais avec des choses à améliorer. Il a fait un bon départ, pas simple, surtout qu'un peu de rythme manque pour tenir contre les Mercedes et les Ferrari. En plus de ça, ils ont dû faire de l'économie de carburants dans les derniers tours, c'est dommage mais c’est un step en avant, par rapport aux précédents week-ends [en même temps, qu'en tu pars de tout en bas...].

Revenons aux pilotes entre la P4 et la P8. D'abord, quatrième, un George Russell qui avoue que le podium était impossible, son résultat était le mieux qu'il pouvait espéré. Ceci a été permis par un bon départ, de bons dépassements et une bonne gestion de course. Pour lui, le rythme était celui auquel ils s’attendaient et les résultats des deux voitures sont ceux de la W14 actuellement.

L'autre résultat de Mercedes est une P6 de Lewis Hamilton qui dira : "Merci pour les efforts continus. Super fier de vous tous. Continuons à pousser". Ca contraste avec le dépit de la veille en qualifs même si on sent qu'il ne peut se consoler qu'avec ça en ce moment, lui qui a connu les meilleures voitures de 2014 à 2021. On notera néanmoins un superbe dépassement sur Leclerc, un autre très propre sur Bottas et une voiture qui paraissait stable.

Entre les Mercedes, on retrouve Carlos Sainz, P5. L'Espagnol explique avoir eu un bon rythme lors du premier relais en médiums, notamment pour la bataille avec Alonso. Par contre, il ne peut que noter un manque de rythme avec les durs en deuxième partie, avec une voiture trop en souffrance. La F1-23 a peu de flexibilité pour faire des stratégies et elle dégrade trop.

Le verdict est assez similaire pour Leclerc, P7 derrière Hamilton. Pour le Monégasque : "Il faut vraiment trouver quelque chose !" A l'inverse de Sainz, il disait n'avoir aucun grip en medium au premier relais, car il était totalement en dehors de la fenêtre des gommes. Il a ensuite noté un mieux en pneus durs mais insuffisant pour aller chercher ceux avec qui ils veulent se battre. De plus, il touchait par terre, problème inédit pour la course qu'il n'avait pas eu avant dans le week-end.

Verdict : ils ne sont pas au niveau. C'est d'autant plus vrai qu'ils ont du mal dans les lignes droites, surtout quand les autres ont le DRS. Données vérifiées : 308 km/h maximum devant Hamilton au DRS qui était à près de 330.

D'ailleurs, Fred Vasseur a entamé la même ritournelle. Le positif : ils sont capables de se battre sur un tour (qualifs). Le négatif : le rythme de course. En schématisant : 5 tours dans le rythme, 5 tours sans ; Sainz était bien au début, Charles pas et vice-versa. Selon le directeur de la Scuderia Ferrari, la constance est à étudier car les pilotes doivent s’adapter sans cesse. Et, selon lui, à faire ça, les pilotes font des fautes à cause d’une voiture difficile à conduire.

Concluons sur la P10 de Kevin Magnussen. Le Danois était mitigé et espérait glaner des points depuis sa quatrième position sur la grille et il n'en récolte qu'un, c'est déjà ça ! Le rythme était correct, mais pas suffisant pour danser avec ceux de devant. Il a essayé de se battre (attaque et défense) un maximum, notamment avec Charles Leclerc. Cependant, il avait trop de dégradation par rapport à la Ferrari clairement en manque de rythme par rapport à ce que la voiture rouge produit habituellement. Et l'usure des pneus lui a coûté cher à la fin. Tsunoda, P11, aurait même pu venir le menacer avec une poignée de tours supplémentaires.

Résultat : une course pimentée par l'irrésistible remontée de Max Verstappen, et relevée par quelques beaux dépassement, certes trop souvent au DRS. Espérons une course plus animée l'an prochain.

 Photos

 Cliquer sur chaque image pour la voir en taille réelle.

 Réseaux sociaux