Lors de la conférence de presse post-Grand Prix de Miami, Ronald Vording, pour Motorsport.com, a demandé à Max Verstappen s'il pensait que Lando Norris aurait aussi pu gagner la course sans un arrêt au stand gratuit (via la voiture de sécurité) vu sa vitesse avec les pneus durs.

Max Verstappen : "Honnêtement, je ne connais pas l'écart avant la voiture de sécurité. Quelle était la distance entre nous ?"

Lando Norris : "Cela aurait été difficile. J'aurais dû dépasser deux Ferrari, une Red Bull, Oscar. Oscar faisait un très bon travail, donc chapeau à lui…"

Max Verstappen : "Je veux dire, c'est toujours des si, des si, des si, n'est-ce pas ? Si ma mère avait des couilles, elle serait mon père. Donc, oui. C'est comme ça en course. Parfois, ça marche pour toi, parfois non."

Il y a 10 h

Nouvelles pièces de boîte de vitesses pour Leclerc, au cœur du week-end à Imola.

Il y a 8 h

Nouvel échappement pour Ocon.

Il y a 8 h

Résultats de la troisième séance des essais libres à Imola.

Il y a 6 h

Poster spécial Imola 2024 pour Red Bull.

Il y a 5 h

Septième pole position (égal de Prost) depuis le début de la saison, la huitième à la suite (égal de Senna) pour Max Verstappen. Piastri et Norris, juste derrière avec les Ferrari en embuscade.

Il y a 3 h

Max Verstappen à la radio de l'équipe après avoir décroché la pole position à Imola :

Gianpiero Lambiase : « Ça, c'est une pole position durement gagnée, Max. »

Max : « HA, let's go !!! C'est vraiment une très bonne pole position ! On a vraiment renversé la situation [We fucking turned it around] ! »

Il y a 2 h

Max Verstappen s'exprimant au micro de la F1 après avoir décroché la pole position pour le Grand Prix d'Émilie-Romagne : "Un week-end difficile jusqu'à présent, même ce matin. Infiniment heureux d'être en pole ici. Je ne m'y attendais pas. Nous avons fait quelques changements de dernière minute avant les qualifications et ils ont semblé améliorer les sensations. J'ai pu pousser plus fort. Ce circuit est incroyable. Être à la limite ici en qualifications, près du gravier, j'ai touché le gravier dans le dernier virage. L'adrénaline est très, très forte."

À propos de l'égalisation du record d'Ayrton Senna avec huit poles consécutives : "C'est un excellent début d'année et très spécial. Cela fait 30 ans qu'il est décédé, donc je suis très heureux d'obtenir la pole et d'une certaine manière, c'est un bel hommage pour lui. C'était un pilote de F1 incroyable, surtout en qualifications. Une grande journée pour lui, une grande journée pour l'équipe. Je suis très, très heureux."

Il y a 2 h

S'exprimant au micro de la F1, Oscar Piastri de McLaren après s'être qualifié deuxième : "C'était plutôt bien, un peu brouillon dans le dernier virage, mais ici c'est tellement difficile de faire un tour parfait. Donc, je suis vraiment content. Je me suis senti très à l'aise avec la voiture dès qu'on l'a mise en piste hier. Tellement, tellement près de la pole, mais très heureux. Ça faisait un petit moment que je n'étais pas remonté jusqu'ici [à cette position]."

Et pour la course ? "On verra ce qu'on peut faire demain. Je pense que nous avons été définitivement dans le rythme tout le week-end. On ne peut jamais écarter Max et Red Bull bien sûr, comme nous venons de le voir, mais je pense que la confiance est haute. Bien sûr, ce n'est pas la piste la plus facile pour dépasser, mais la confiance est élevée que nous pouvons faire quelque chose de bien."

Il y a 2 h

Lando Norris s'exprimant au micro de la F1 après s'être qualifié troisième pour le Grand Prix d'Émilie-Romagne : "P3, ce n'est pas du tout un mauvais résultat. À un dixième de la P1 pour nous deux. Des marges infimes, mais pour nous en tant qu'équipe, nous avons passé un excellent week-end. Oscar a fait un excellent travail et Max aussi."

Et Norris, fraîchement sacré vainqueur de Grand Prix a hâte d'en découdre en course : "Excitant. J'ai hâte d'être à demain. Nous nous rapprochons. Être devant Ferrari est aussi un bon résultat pour nous. Ça va être serré, la course de demain va être intéressante. J'espère que ce sera une course excitante. Difficile, surtout quand les temps au tour sont si proches. Beaucoup de choses se jouent sur le premier tour, la stratégie et les arrêts aux stands. Ça va être une course difficile."

Il y a 2 h

Checo Pérez s'est expliqué au micro de Sky Sports F1 après une décevante onzième position en qualifs du Grand Prix d'Émilie-Romagne : "Nous avons beaucoup joué avec les réglages de la voiture. En entrant en qualifications avec des marges étroites, j'ai mal commencé la Q1 car j'ai fait un mauvais tour, mais finalement nous étions en sécurité. Cela signifiait que nous avons commencé la Q2 avec des pneus usés. Une fois que nous avons mis les nouveaux pneus lors du deuxième run, j'ai été surpris de gagner beaucoup d'adhérence à l'arrière et cela m'a perturbé. En arrivant au virage sept, je suis allé tout droit et j'ai perdu deux dixièmes et demi. Je pense que nous avons fait de bons progrès avec la voiture, comme Max l'a montré, mais malheureusement, de mon côté, je n'ai pas pu le montrer en Q3. Je pense que si nous marquons un bon nombre de points demain et minimisons les dégâts, ce sera très important."

Il y a 2 h

Lewis Hamilton s'exprimant au micro de Sky Sports F1 après s'être qualifié huitième pour le Grand Prix d'Émilie-Romagne : "La journée a été plus difficile qu'hier mais je me suis quand même amusé. J'adore les qualifications. Le samedi est toujours une journée amusante, mais cela a été une lutte pour moi les samedis."

Sur les potentielles difficultés en course : "Si l'équilibre est comme ça, je ne sais pas. Notre voiture est sur le fil du rasoir. Nous faisons les plus petits changements d'une session à l'autre, essayant d'éviter les gros changements que nous avons faits par le passé. Hier, ça s'est très bien passé, les améliorations se sentaient bien sur la piste. Pour nous en général, en arrivant aujourd'hui, on avait l'impression d'un manque d'adhérence à l'arrière, puis en qualifications, l'arrière était beaucoup plus instable que lors des sessions précédentes. Tout ce que vous pouvez faire est d'essayer de le combattre quand vous êtes sur la piste. Mais les températures des pneus arrière finissent par augmenter tout au long du tour, donc la voiture glissait plus et une fois arrivé au dernier virage, la voiture semblait très différente."

Il y a 2 h

Toto Wolff (directeur de l'équipe Mercedes) s'exprimant au micro de Sky Sports F1 : "Je pense que lorsqu'on regarde l'écart avec les premiers, il y a du progrès. Quatre dixièmes de seconde... nous devons faire mieux. Ça va dans la bonne direction et même si la sixième place n'est pas suffisante, nous avançons petit à petit."

À propos de la qualification de Lewis Hamilton en huitième position : "Il ne se sent pas bien avec la voiture aujourd'hui. Il ne ressent pas l'adhérence."

Il y a 2 h

Piastri pénalisé de trois places sur la grille de départ du Grand Prix d'Emilie-Romagne !!!

Oscar Piastri et Kevin Magnussen ont recontré les commissaires pour discuter de l'accusation selon laquelle le pilote McLaren aurait gêné la Haas numéro 20 en Q1.

Il en est ressorti que Piastri, sortant des stands, a gêné Magnussen qui était sur un tour rapide à la chicane des virages 2 et 3. L'équipe de Piastri, McLaren, n'a pas averti à temps de l'arrivée rapide de Magnussen, causant ainsi une "gêne inutile". Les commissaires ont accepté que Piastri ne pouvait pas voir Magnussen en raison de la configuration du circuit, mais ont déterminé que le manque d'avertissement suffisant de son équipe était la cause principale de l'incident.

Avant le rendez-vous à la FIA, le jeune Australien expliquait à Sky Sports F1 : "Je ne l'ai pas vu, donc je dois aller vérifier. J'ai regardé dans le rétroviseur et je n'ai vu personne arriver. Ici, vous arrivez avec une telle différence de vitesse. J'ai regardé longtemps, je n'ai vu personne, et on m'a dit assez tard qu'il était en tour rapide. J'ai essayé de m'écarter mais il avait peu d'options à ce moment-là."

Traduction exhaustive de l'explication des commissaires : "Les commissaires ont entendu le pilote de la voiture 81 (Oscar Piastri), le pilote de la voiture 20 (Kevin Magnussen), les représentants des équipes et ont examiné les données du système de positionnement/marshalling, les vidéos, les télémétries fournies par les équipes, la radio de l'équipe et les preuves vidéo embarquées. Piastri sortait des stands et Magnussen était sur un tour rapide. Piastri a gêné Magnussen à la chicane des virages 2 et 3.

Les commissaires ont accepté l'explication de Piastri selon laquelle, en raison de la configuration du circuit à cet endroit, il ne pouvait pas voir Magnussen avant qu'il ne soit trop tard, moment auquel il a tenté d'accélérer pour s'éloigner de Magnussen le plus rapidement possible. Magnussen a reconnu qu'il était difficile pour les pilotes de voir les voitures derrière eux dans de nombreuses portions du circuit, y compris ici.

Cependant, les commissaires ont examiné la radio de l'équipe et ont constaté que l'équipe de Piastri ne l'avait pas averti de l'arrivée rapide de Magnussen jusqu'à ce que celui-ci soit trop proche pour que Piastri puisse faire quoi que ce soit pour éviter de gêner en toute sécurité. En fait, il y avait une différence de vitesse d'environ 140 km/h et Magnussen n'était qu'à environ 40-50 m derrière au moment où Piastri se trouvait au milieu de la chicane lorsque Magnussen l'a rattrapé. De plus, il était clair que Magnussen était sur un tour rapide depuis sa sortie du virage 19.

Les commissaires ont également examiné où d'autres pilotes ont été avertis de l'arrivée de voitures et c'était beaucoup plus tôt, leur permettant d'éviter de gêner au virage 2/3. La gestion du trafic pour les voitures plus lentes est une partie extrêmement importante de la combinaison équipe/pilote, en particulier en Q1. Dans ce cas, les commissaires déterminent que le manque d'avertissement suffisant a causé une 'gêne inutile'."

Il y a 1 h

Classement final des qualifs du Grand Prix d'Emilie-Romagne 2024.

Il y a 1 h

Grille de départ provisoire pour le Grand Prix d'Emilie-Romagne cru 2024.

Il y a 45 minutes

Verstappen triomphe devant les McLaren dans un Grand Prix du Qatar éreintant

09/10/2023

Verstappen triomphe devant les McLaren dans un Grand Prix du Qatar éreintant - Crédit photo : Red Bull Content Pool
Crédit photo : Red Bull Content Pool 

Verstappen s'est imposé sur sa Red Bull au Grand Prix du Qatar, suivi de près par les McLaren de Piastri et Norris, sur fond de collision entre les Mercedes au premier virage. Une course très exigeante physiquement qui a été façonnée par les limites pneumatiques.

Le Grand Prix du Qatar a été le théâtre d'un triomphe de Max Verstappen, pilote de Red Bull Racing, qui a confirmé sa domination récemment couronnée par un troisième titre de champion du monde lors de la course Sprint de la veille. Ce GP a vu un duel intense dès le premier tour entre les pilotes de l'écurie Mercedes, Lewis Hamilton et George Russell, qui ont connu une collision mettant fin prématurément à la course de Hamilton, tandis que Russell était contraint de rejoindre les stands pour changer d’aileron avant, reléguant ainsi Mercedes dans les tréfonds du classement.

Max Verstappen, partant en pole position, a su tirer parti de cet incident pour creuser un écart et mener la course avec brio du début à la fin, signant ainsi sa 14ème victoire de la saison. Derrière lui, la bataille était intense, mais c’est finalement le duo de McLaren, Oscar Piastri et Lando Norris, qui a brillé en s'octroyant respectivement la deuxième et la troisième place, après une remontée remarquable depuis leurs positions de sixième et dixième sur la grille de départ. Cette performance de McLaren est d’autant plus notable qu’elle fait suite à une impressionnante victoire de Piastri lors de la course Sprint.

George Russell, sur sa Mercedes, malgré un début de course tumultueux, a réalisé une remontée fantastique, terminant à la quatrième place devant Charles Leclerc, pilote de la Scuderia Ferrari. Fernando Alonso sur son Aston Martin, malgré une excursion hors piste et un problème de surchauffe de son siège, a su défendre sa position et terminer sixième.

La suite du classement a vu des performances notables, avec Esteban Ocon de l'écurie Alpine en septième position, suivi de près par Valtteri Bottas et Zhou Guanyu sur leurs Alfa Romeo, marquant ainsi le premier doublé de points de l’écurie pour la saison 2023. Sergio Perez, coéquipier de Verstappen, malgré un départ depuis la voie des stands et trois pénalités pour dépassement des limites de la piste, a réussi à grappiller péniblement le dernier point disponible.

Les pilotes ont dû faire face à des défis uniques lors de ce GP, notamment à cause de la chaleur intense. En effet, la chaleur a testé la résilience et l'endurance des pilotes. De nombreux pilotes ont eu du mal à sortir de leurs monoplaces à la fin de la course, titubant pour aller à la pesée. Les trois premiers, qui sont de jeunes athlètes de 26, 22 et 23 ans, étaient au bout du rouleau en interview puis dans la cool-room. Logan Sargeant, sur sa Williams, a abandonné en pleine course de façon très raisonnable car il aurait été dangereux qu'il continue avec la déshydratation intense qui lui a été diagnostiquée après la course. Esteban Ocon est un autre pilote qui était visiblement affecté par ces conditions difficiles, à tel point qu'il en a vomi dans son casque au tour 15. Voir les pilotes dans de tels états, en 2023, est insoutenable et il y a fort à parier que ce sera au centre des débats dans les prochains jours.

Quoiqu'il arrive, ce Grand Prix du Qatar a révélé non seulement la maîtrise de Verstappen et l'ascension de McLaren, mais aussi la mise en lumière de règles inédites introduites juste avant la course. En effet, la FIA a imposé une limitation de 18 tours maximum par train de pneus, une décision dictée par des préoccupations de sécurité. Cette règle a contraint les équipes à adopter des stratégies rigides, n'ayant pas la liberté habituelle de choisir le nombre de tours par relais. Cela a également permis d'assurer que les pilotes disposaient de pneus frais tout au long de la course, un avantage non négligeable dans les conditions exigeantes du Qatar.

Cette règlementation a particulièrement affecté certains pilotes, comme Sergio Perez sur sa Red Bull, connu pour sa capacité à préserver ses pneus. L'imposition de trois arrêts aux stands mathématiquement, mais pas réglementairement, obligatoires a entravé la performance de la Red Bull de Perez, qui a exprimé des difficultés à exploiter pleinement le potentiel de sa monoplace. Il a déclaré : "Avec les trois arrêts obligatoires, nous n’avons pas pu tirer le meilleur parti de notre voiture car nous sommes bons avec les pneus, mais nous avons gagné et c’est l’essentiel." Cette déclaration souligne la complexité ajoutée par cette règle, même pour les équipes habituées à exceller dans la gestion des pneumatiques.

L'impact de cette réglementation temporaire sur les stratégies des équipes et les performances des pilotes a ajouté une couche de complexité à un Grand Prix déjà éreintant, soulignant l'importance de l'adaptabilité et de la réactivité dans le monde impitoyable de la Formule 1. Elle a également mis en évidence l'équilibre délicat entre la sécurité des pilotes et la liberté stratégique des équipes.

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