CANAL+ garde les droits de la F1 jusqu’en 2020 !

Le petit est couché. Ma femme et moi dinons tranquillement devant Etchebest. Je consulte nonchalamment mon smartphone entre deux plats et là :

Voici ma réaction :

Il faut dire que depuis janvier, je vis avec la hantise que SFR hérite des droits de la F1.

« Pourquoi ? » me direz-vous. Je vais vous donner cinq raisons justifiant ma peur.

1. Il n’y aurait plus de rendez-vous au premier virage !

Pour reprendre les termes de Julien Fébreau, certains moments n’ont pas besoin de commentaires. L’image se suffit à elle-même.

Apprécier le son des moteurs n’est pas quelque chose qui était possible sur TF1… « Oulala » :

Et là, tu as envie de dire :

FERME TA GUEULE
Quand rien ne va plus…

Puis, Julien sait quand il faut reprendre le commentaire. Il nous fait vivre la F1. Son enthousiasme et sa façon de présenter, avec son expertise et ses pointes d’humour bien placées, sont un délice pour les oreilles. Il nous fait vibrer.

PS : je cherchais la vidéo où Julien parlait du premier virage et je suis tombé sur ça :

Je n’avais jamais remarqué, comme quoi.

2. Les analyses de Franck Montagny ou l’espionnage rendu public et excitant.

Qui n’a jamais lu les analyses hyper complètes comme celles de Sport Auto ?

Analyse technique Sport Auto
C’est beau, c’est complet mais ce n’est pas si convivial (comme la bifle).

Elles sont excellentes mais il manque une humanité dans ces textes et ces visuels.

Quand on voit Franck se démener comme un beau diable pour se jeter sur un détail avec son cameraman ninja, tu sens déjà que tu vas découvrir une beauté technique.

C’est d’autant plus excitant car les mécanos font barrage et l’empêche de continuer…
S’ils agissent ainsi, c’est qu’il a mis le doigt sur quelque chose qui les dérange. Ça augmente encore l’importance de son intervention.

Finalement, les explications venant d’un pilote qui te donne son ressenti, c’est du caviar. Il t’explique ce que ça va réellement changer pour le pilote et pour l’auto. Quand ça provient d’un rupteur de son calibre, tu es vite conquis et convaincu.

3. Le sniper Jacques Villeneuve et ses interventions sanglantes.

Même constat qu’avec Franck, c’est un pilote qui commente le Grand Prix.
Et pas n’importe lequel : un champion du monde de F1 (devant Schumi) et de CART qui a aussi triomphé aux 500 miles d’Indianapolis.

J’avoue que j’ai d’abord eu du mal avec Jacques parce qu’il peut être sacrément dur. Il m’avait vraiment crispé avec une intervention en particulier : « il faudrait lui enlever la licence ». C’était au Grand Prix du Canada en 2014.

Après plusieurs visionnages des images et du recul, j’ai finalement avoué qu’il avait eu raison. Cet accident aurait pu très mal se finir et Perez n’en était pas à son coup d’essai.

Pour revenir à Jacques, j’adore ses headshots. Sous l’ère de Maître Pastor, c’était jubilatoire. Là, les jeunes s’en prennent plein la gueule, Max et Lance en premiers. Comment s’en passer ?

4. Les interventions en paddock de Laurent Dupin.

Laurent a, me semble-t-il, une certaine sympathie des pilotes. Il sait leur parler sans les provoquer. Mais il n’est pas lisse !!! Il peut justement se permettre de poser les questions qui dérangent ! Et ça, c’est juste géant.

Puis, il joue avec les pilotes. Ça les change des habituelles interventions convenues et prévisibles.

N’oublions pas qu’il va au charbon dans les zones difficiles du circuit et par tous les temps : paddock et sortie des stands (où il s’improvise parfois mécano d’urgence).

Au passage, Jup’ et moi désirons vraiment que Renault F1 se bouge le cul et offre un bacquet à Laurent. Un Formula One post Grand Prix de France ou de Monaco avec un reportage sur ça serait géant. #LaurentDupinSurRenaultF1

5. Des journalistes de haut niveau et des invités de marque.

Girl Power

Avec Laurie Delhostal (absente depuis un moment, d’ailleurs) et Margot Lafitte, nous n’avons pas des potiches simplement mises là pour attirer la gente masculine. Ce n’est pas du foot, après tout (ça balance sec).

Laurie est une journaliste sportive de talent. Elle va au contact sur la grille et n’est pas intrusive.

Margot, outre le fait d’être la fille d’un grand champion, est elle-même pilote. Elle n’est pas un simple porte-micro mais une présentatrice de luxe qui pose des questions pertinentes et qui a du répondant.

Les légendes

Poursuivons avec les invités deluxe : Alain Prost et Jean Alesi.
Quand vous avez les deux pilotes Français les plus expérimentés, ça en jette.

Alain Prost, la légende vivante (et mon idole) aux quatre titres mondiaux ! Il distille des analyses avec deux points de vue : pilote et chef d’écurie. Il a un recul tel qu’il sert d’oracle.

Jeannot n’a pas de titres mais il a de la bouteille et des relations. Ses interviews avec les grands du monde de la Formule 1 sont un délice. Ils se sentent en parfaite intimité et se livrent à un pair, chose qu’ils ne feraient pas aussi facilement avec un journaliste pur.

Le maître de cérémonie

Thomas Sénécal, c’est le rédacteur en chef. Il a fait de la F1 française ce qu’elle est aujourd’hui. Le format créé est un plaisir à suivre.
Toujours très propre sur lui, il sert de liaison pour tout ce petit monde.

Je vous invite à lire cette excellente interview sur Sportsmarketing.fr. D’ailleurs, si l’un des membres de l’équipe CANAL F1 veut nous accorder une interview sous le soleil Monégasque, nous serions tellement comblés. Qui ne tente rien, n’a rien.

Ce n’était pas mieux avant !

Cette nouvelle est vraiment excellente pour le sport automobile.

CANAL+ a réussi à créer un format complet d’émissions autour de la F1, malgré la suppression du très regretté « Les Spécialistes F1 ».

Je les remercie aussi de nous avoir délivrés des pubs et des jeux en pleine course.

Puis, il faut l’avouer : hormis Jacques Lafitte, Pierre Van Vliet et Jean-Louis Moncet étaient limite. J’adore Denis Brogniart dans Koh Lanta mais en F1… juste : non.
Là, nous avons des journalistes bien plus professionnels et ô combien plus enthousiastes.

Consulter le communiqué de presse CANAL +.