Renault R.S.19 : rester sur une progression solide

Aujourd’hui, Renault a présenté sa F1 2019, la Renault R.S.19 (R.S. ne sont toujours pas les initiales d’un célèbre acteur porno). Le moteur ne s’exprimera qu’aux premiers essais en Catalogne mais l’enveloppe technique extérieure et l’esprit de l’écurie ne déçoivent pas.

Renault R.S.19 : le mystère de la F1 jaune

La bête

Cette Renault R.S.19 est-elle bien née ? A première vue : oui. Rien d’extravagant voire de douteux. Les essais hivernaux nous donneront un indice supplémentaire avant les vrais chronos en Australie.

Niveau livrée, nous sommes dans la continuité de l’an dernier. Pourquoi changer une identité visuelle réussie et aux couleurs historique ? Quelques détails artistiques, sans révolution, ne nous auraient pas déçu.

Copier-coller ?

Comparons cette nouvelle R.S.19 à sa devancière, la R.S.18.

Vue de dessus

R.S.19 - vue de dessusR.S.18 - vue de dessus

Vue de face

R.S.19 - vue avantR.S.18 - vue avant

R.S.19 - avantR.S.18 - avant

Niveau moteur : nouvelle philosophie

Jérôme Stoll, président de Renault Sport Racing, a fait part de l’engagement sportif du constructeur français. 40 ans de F1 ne font que renforcer l’image volontaire de la marque au losange dans le milieu de la course et des sports mécaniques.

Il a également rappelé que la F1 n’est pas que de la passion, de l’esprit de compétition ou encore de l’innovation sans limite. Elle est aussi un laboratoire roulant qui doit avoir les pieds sur terre pour adapter les technologies de la piste à la route.

Ainsi, le nouveau moteur se nomme « Renault E-Tech 19 ». Avec cette nouvelle appellation, La volonté est de refléter les synergies avec la gamme Renault hybride.

Les attentes de Cyril Abiteboul

Cyril Abiteboul ne planche pas sur une place au championnat. Il ne parie pas non plus sur un nombre de points donné. Il souhaite continuer sur la progression que connaît Renault depuis son retour. Viry-Châtillon se cantonnera à l’excellence du moteur et Enstone s’occupera, de façon assez traditionnelle, de la compétitivité du châssis. Les rôles étaient connus mais sont une nouvelle fois confirmés.

Ricciardo et Hulkenberg, des podiums en 2019 ?

Ricciardo chez Renault, le pari australien

Daniel Ricciardo nous a surpris en quittant le foyer parental Red Bull. Après une carrière chez Toro Rosso puis dans l’écurie vedette, l’Australien se sépare des Autrichiens et laisse Max Verstappen se disputer avec Pierre Gasly. Après une deuxième moitié de saison 2018 marquée par les casses moteur (Renault, aïe), nous espérons simplement que Daniel sera plus à même de se battre pour les points en piste que de visiter le paddock à pied.

Il a avoué son intention de donner un élan supplémentaire à chaque membre de l’équipe et d’être un catalyseur d’énergie positive pour Renault. Après tout, c’est son personnage qui le veut et il le sait.

Enfin le champagne pour Hülkenberg ?

Nico Hülkenberg, l’homme aux 156 Grands Prix, une pole position et, malheureusement, zéro podium. D’un point de vue subjectif, il est un bon pilote qui mérite une bonne voiture. Fort sympathique, ce garçon mériterait enfin une F1 lui permettant d’accrocher quelques éléments à son palmarès. La cohabitation avec Ricciardo devrait le pousser vers le haut et, surtout, nous permettre de juger de son réel talent.

L’Allemand veut continuer dans la lancée de l’écurie et a confirmé son attachement envers elle et son développement.