Lando Norris a signé la meilleure performance de cette dernière séance d'essais libres au Grand Prix du Japon, bouclant un tour en 1:27.965 et devançant de justesse Oscar Piastri (1:27.991). Les McLaren confirment leur rythme solide, tandis que George Russell (1:28.077) place sa Mercedes au troisième rang, à un peu plus d'un dixième de Norris. Le tout s'est déroulé dans une séance une nouvelle fois marquée par un drapeau rouge dû à un feu en bord de piste, interrompant provisoirement les préparatifs des équipes avant les qualifications.

Jack Doohan, qui avait lourdement accidenté son Alpine lors de la FP2, a pu reprendre la piste après une rapide reconstruction de sa monoplace. Il a terminé en 1:29.767 (P14), devançant de justesse Fernando Alonso (1:29.772). Carlos Sainz (1:28.846) est parti hors piste à travers la pelouse alors qu'il s'habitue encore à sa Williams, tandis que Max Verstappen (1:28.497) et Oscar Piastri feront l'objet d'une enquête pour ne pas avoir suivi correctement les consignes du directeur de course.

Derrière Norris, Piastri et Russell, Charles Leclerc (1:28.414) et Lewis Hamilton (1:28.524) inscrivent les Ferrari en quatrième et sixième positions, séparées par Verstappen (1:28.497). Alex Albon (1:28.554) poursuit sa progression chez Williams, devant Pierre Gasly (1:28.603), alors que Yuki Tsunoda (1:28.785) et Isack Hadjar (1:28.786) complètent le top 10, quasi ex-aequo. Sainz (P11) précède Liam Lawson (1:29.104), Kimi Antonelli (1:29.126), Doohan et Alonso, puis le groupe Haas/Kick Sauber, où Ollie Bearman (1:30.084) et Gabriel Bortoleto (1:30.134) s'en sortent mieux qu'Esteban Ocon (1:30.183) et Lance Stroll (1:30.267). Nico Hülkenberg (1:30.621) ferme la marche avec la deuxième Sauber.

Il y a 12 h

La Mercedes de George Russell a droit à une nouvelle unité de stockage d'énergie mais aussi une centrale de contrôle électronique.

Jack Doohan a, quant à lui, droit à un nouvel échappement pour son Alpine.

Il y a 12 h

Interrogé juste après avoir signé la pole position à Suzuka, Max Verstappen a été invité à réagir à une performance inattendue au regard des difficultés exprimées à la radio tout au long du week-end. Malgré un équilibre difficile à trouver, y compris en qualifications, le Néerlandais a reconnu avoir été lui-même surpris par ce résultat.

"On a fait de notre mieux, je pense, pour obtenir le meilleur équilibre possible avec la voiture, mais ce n'était pas simple, même en qualifications. On a continué à faire de petites améliorations séance après séance. C'est là que ça s'est joué, selon moi. Et puis ce dernier tour, c'était à fond. Ici, être à la limite – voire peut-être un peu au-delà par endroits – c'est incroyablement gratifiant."

La pole position s'est accompagnée d'un nouveau record du tour à Suzuka, ce qui a amené le triple champion du monde à évoquer son attachement tout particulier au circuit japonais. L'occasion pour lui de souligner la difficulté technique du tracé, notamment avec le nouveau revêtement.

"C'est dingue. En Formule 1, rouler ici – surtout dans le premier secteur – c'est incroyable. Et maintenant, avec le nouveau bitume, on a encore plus d'adhérence dans cette portion. Du coup, s'engager à fond devient encore plus difficile."

Enfin, Verstappen a été invité à se projeter vers la course, en tenant compte de la menace que représentent les deux McLaren positionnées juste derrière lui sur la grille, et des incertitudes liées à la météo.

"Oui, clairement. C'est vraiment un moment fort pour nous de revenir en pole ici. Mais bon, on verra demain. Il pourrait y avoir un peu de pluie, mais on donnera tout ce qu'on a."

Il y a 9 h

Au sortir d'une qualification très disputée au Japon, Lando Norris s'est montré satisfait de sa performance personnelle sur le circuit de Suzuka, bien qu'un brin frustré par l'écart infime qui le sépare de la pole position. Questionné sur la marge étroite avec Max Verstappen, le Britannique a souligné l'excellence du tour du Néerlandais, tout en estimant avoir tiré le maximum de sa McLaren.

"Oui, je suis content. Félicitations à Max, il a fait du bon boulot. Chapeau — il faut savoir reconnaître quand quelqu'un sort un tel tour, ce qu'il a manifestement fait. Mais je suis content, parce que j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir tout extrait de la voiture aujourd'hui. C'est juste... c'est infime. Est-ce qu'il y avait peut-être un peu de temps à gratter ? Oui. Mais Max a fait un tour incroyable, donc on est satisfaits. Le fait que tous les deux, on soit là-haut à se battre pour la pole, c'est bien. Mais ce n'est pas suffisant."

Revenant sur sa première tentative, qui s'était soldée par un déficit important malgré l'absence de faute visible à l'écran, Norris a reconnu une petite erreur coûteuse, survenue à l'un des endroits les plus piégeux du circuit.

"Non. J'ai mis une roue dans l'herbe à la sortie du virage 7, et franchement, le virage 7, c'est le dernier endroit où tu veux faire une erreur. Ce n'était que deux ou trois petites fautes, mais ça montre à quel point on peut facilement perdre du temps au tour, tu vois. Mon tour était très bon, j'en suis très content. Si je devais le refaire, je ne pense pas que j'irais plus vite. J'ai vraiment eu le sentiment qu'on était au maximum de ce qu'on avait. Il nous a juste manqué un petit quelque chose aujourd'hui."

Avec son coéquipier Oscar Piastri placé juste derrière lui sur la grille, Norris n'a pas exclu l'ambition d'aller chercher une nouvelle victoire pour McLaren, tout en gardant à l'esprit l'incertitude météorologique et la solidité de Verstappen en course.

"C'est l'objectif, mais personne ne sait ce que la météo nous réserve demain. Ça pourrait être une course dans le style de l'Australie. Mais ça promet d'être une course excitante, tu vois. Bien sûr qu'on veut essayer de dépasser Max, mais il va bien défendre sa position. Cela dit, j'ai déjà été dans cette situation, donc j'ai hâte."

Il y a 9 h

Apparu comme un sérieux prétendant à la pole tout au long des qualifications de ce Grand Prix du Japon, Oscar Piastri a vu ses espoirs s'effacer dans l'ultime tentative. Invité à revenir sur sa prestation, l'Australien a exprimé une certaine frustration, tout en soulignant la compétitivité de sa McLaren et la faiblesse des écarts en tête.

"Oui, je me suis senti bien pendant une bonne partie des qualifications, surtout au début de la Q3. J'ai fait un bon tour, et puis sur le dernier, ça ne s'est juste pas parfaitement goupillé comme je le voulais. Mais les écarts sont incroyablement serrés. Donc je pense que tout reste à jouer demain. On a une très bonne voiture et, oui, j'ai laissé un petit quelque chose en piste aujourd'hui. On va retenter demain."

Alors que les McLaren avaient semblé dominer la concurrence jusqu'à présent à Suzuka, Piastri a été invité à commenter leurs chances réelles de battre Verstappen. Le natif de Melbourne a nuancé l'écart perçu et rappelé la difficulté de lire les performances exactes dans une séance où les modes moteurs et autres paramètres peuvent brouiller les cartes.

"Oui, je pense. Je pense qu'on a un bon rythme. Tu sais, les autres n'étaient pas aussi loin qu'on pourrait le croire. On ne sait jamais trop avec les modes moteur et ce genre de choses. Et ce matin, c'était déjà assez serré. Donc ce n'est pas vraiment une grosse surprise. Max a fait du super boulot pour aller chercher la pole, évidemment. Mais nous aussi, on a une très bonne voiture pour demain et on est toujours en lice pour la victoire."

Enfin, interrogé sur les conditions météo incertaines qui pourraient s'inviter en course, Piastri a affirmé être à l'aise quelle que soit la configuration, mettant en avant la constance du rythme de la McLaren depuis le début de saison.

"Ça m'est égal. Je pense qu'on a été rapides dans toutes les conditions depuis le début de l'année, donc j'accueille ce qui viendra. On verra bien ce qu'on aura."

Il y a 9 h

Lando Norris a détaillé son approche en qualification en insistant sur le caractère progressif de ses améliorations sur un circuit où chaque fraction de seconde compte. À propos de sa deuxième tentative en Q3, il a expliqué qu'il s'agissait d'une série d'ajustements minutieux, à l'image de ce qu'il a observé chez Max, dans les virages à grande vitesse :

"Je n'ai pas été beaucoup plus rapide. J'ai gagné environ deux dixièmes sur le tour de Q2, ce qui n'est pas suffisant, juste un petit écart. C'est un circuit où l'on doit gratter de petites secondes ici et là. Et comme le dit Max, il faut s'engager un peu plus dans ces virages à haute vitesse. Mais honnêtement, j'étais satisfait de mon tour. J'ai essayé de pousser davantage lors du premier run de Q3, mais ça n'a pas clairement marché, donc j'ai dû y revenir. J'étais content de l'équilibre et de la voiture au final. L'écart était infime – je dirais de l'ordre du centième – et on pourrait dire oui, mais ce n'était tout simplement pas suffisant pour la pole."

Par ailleurs, le pilote britannique a souligné l'évolution positive de sa McLaren depuis la Chine, évoquant une voiture désormais davantage à son image, notamment en termes d'équilibre et d'adhérence à l'avant. Pour lui, cette amélioration se traduit par une confiance renouvelée qui se ressent depuis le début du week-end, même si certains réglages restent à peaufiner dans les zones où le contact est primordial.

"Beaucoup plus satisfaisant qu'en Chine. La voiture est beaucoup plus conforme à mes attentes. J'ai retrouvé de l'adhérence à l'avant, et j'en suis bien plus content. J'ai eu confiance tout le week-end. Si la qualification se faisait en FP1 et sous forme de Sprint, je pense que j'aurais été bien plus en avance, mais tout le monde est suffisamment compétitif pour se resserrer d'ici à la fin. J'ai toujours eu une bonne sensation dès le départ, la voiture se comportait bien. On a travaillé petit à petit. Entre nous, on a été les plus rapides à chaque session sauf cette fois-ci, ce qui est frustrant. Les virages avec lesquels j'ai encore des difficultés, ceux qui ne me conviennent pas – c'est là où je n'ai pas l'avant et l'adhérence nécessaire au moment voulu. On sait ce qui me va et ce qui ne me va pas. La Chine était un circuit moins favorable, et ici, la voiture correspond beaucoup plus à mes attentes. C'est nettement mieux."

Enfin, en évoquant l'approche du Grand Prix, Norris a mis en avant l'incertitude liée aux conditions météorologiques et le caractère imprévisible d'une course à la manière de Melbourne, où l'adaptation reste la clé du succès. Il s'est montré enthousiaste à l'idée de devoir aborder de nouvelles stratégies, notamment pour réaliser des dépassements décisifs.

"Personne ne sait ce que la météo nous réserve demain, alors inutile de trop se projeter. On va préparer ça ce soir. Ce sera probablement une course à la manière de Melbourne, qui avait été passionnante pour tout le monde. Maintenant, il va falloir que je réalise quelques dépassements, tu vois ? On verra bien. C'est excitant. L'incertitude météo va rendre la course palpitante et stressante pour tous. Et je vais devoir essayer de dépasser le gars à ma gauche, donc oui, je suis enthousiaste."

Il y a 9 h

Max Verstappen est revenu en détail sur sa pole position à Suzuka, une performance qu'il a lui-même qualifiée de "surprenante" au vu des difficultés rencontrées depuis le début du week-end. Le Néerlandais a reconnu que le dernier tour lancé avait été exceptionnel, notamment par le degré d'engagement qu'il s'était autorisé dans plusieurs enchaînements critiques du circuit japonais.

"Oui, beaucoup de bonheur quand j'ai franchi la ligne. Pendant toute la qualif, on a essayé d'améliorer un peu la situation. Et le dernier tour, franchement, il était très bon. Je me suis vraiment amusé, j'étais engagé à fond partout. À certains endroits, je ne savais même pas si ça allait passer, mais c'était vraiment chouette."

Ce 41e départ en pole a pris une saveur particulière dans un contexte où Red Bull tâtonne encore pour retrouver le confort de pilotage des saisons précédentes. Verstappen n'a pas caché que, malgré le résultat, l'équilibre de sa monoplace reste perfectible et l'instabilité dans les virages à haute vitesse demeure un point noir.

"Je suis en pole, mais je ne suis toujours pas satisfait de l'équilibre de la voiture. [...] On a encore des problèmes clairs à résoudre, et c'est ce sur quoi on continue de travailler. Ce circuit est vraiment difficile pour la voiture. Il est très rapide, donc le moindre défaut d'équilibre est amplifié à certains endroits du tour."

Il a précisé les points clés où il avait dû repousser ses limites — entre les virages 1 et 2, le long enchaînement 6-7-8 et le mythique virage de Spoon — en misant sur une approche volontairement agressive, sans certitude que le tour tienne jusqu'au bout.

"Sortie des virages 1 à 2, 6, 7, 8 et puis Spoon. À ces endroits-là, je me suis dit : j'espère que ça va tenir. Et ça a tenu."

Malgré sa position idéale sur la grille, Verstappen reste prudent quant à la course, évoquant les incertitudes météorologiques, la compétitivité des McLaren et les limitations toujours présentes sur la RB20.

"Ce sera très difficile, mais ce n'est pas grave. Je vais faire de mon mieux. [...] Au moins, on part devant — on verra où ça nous mène."

Il y a 9 h

Oscar Piastri a confirmé en conférence de presse qu'il avait bien failli s'inviter dans la lutte pour la pole pour le Grand Prix du Japon, échouant à seulement 44 millièmes du temps de référence. Le pilote australien a reconnu que son premier secteur en Q3 n'avait pas été à la hauteur de ses propres standards, ce qui l'a privé d'un tour parfait malgré une excellente fin de séance.

"Oui, ce n'était pas mon meilleur premier secteur. Je pense que j'ai perdu un peu de temps par rapport à mon premier tour en Q3. Et oui, quand l'écart entre le premier et le troisième est de quatre centièmes, on y pense forcément un peu."

Globalement satisfait de sa performance, Piastri a toutefois expliqué qu'il lui avait fallu un peu plus de temps que d'habitude pour se mettre en confiance sur ce circuit, notamment après une entame de week-end plus délicate qu'à Shanghai. Il estime malgré tout avoir trouvé un bon rythme à l'approche des phases décisives.

"Il a fallu que je me mette un peu plus dans le rythme ce week-end que lors de la dernière course, et ça m'a pris un peu plus de temps. Mais quand on regarde les écarts et la performance globale, je suis plutôt content. Ce sont juste ces petits détails – dans un contexte aussi serré – qui font toute la différence, clairement."

Concernant la course, Piastri n'a pas révélé de plan défini, préférant rester prudent compte tenu des conditions météorologiques changeantes annoncées pour le dimanche. L'objectif, toutefois, ne fait aucun doute : remonter deux positions.

"Évidemment, le plan, c'est d'essayer de finir deux places devant là où je pars. Mais à part ça, on verra bien ce qu'on aura."

Interrogé sur la problématique des départs de feu dans l'herbe sèche autour du circuit, Piastri s'est voulu rassurant, estimant que la pluie nocturne suffirait à limiter les risques, contrairement à ce que la journée de vendredi avait laissé entrevoir.

"Oui, je pense qu'avec la pluie prévue cette nuit, ce ne sera pas un problème aussi important demain."

Il y a 8 h

A la conférence de presse post-qualifications du Grand Prix du Japon, Max Verstappen a été interrogé sur son nouveau coéquipier Yuki Tsunoda et leur collaboration ce week-end : "Oui, honnêtement, je connais Yuki depuis longtemps. Il fait partie de la famille Red Bull. Il s'est bien intégré. C'est un bon gars, très détendu. Donc tout s'est bien passé. Et je pense que c'est tout ce que j'ai à dire."

Pas très loquace sur son partenaire japonais qui a été éliminé en Q2, classé juste derrière Liam Lawson sur l'ancienne Racing Bulls dudit Japonais.

Il y a 8 h

Interviewé par Sky Sports F1 après avoir signé le quatrième temps des qualifications à Suzuka, Charles Leclerc a exprimé sa satisfaction personnelle malgré un écart persistant avec les meilleures monoplaces. Il estime avoir extrait tout le potentiel de sa SF-25 sur un circuit exigeant, même si certaines sensations se sont dégradées au fil des séances.

"Le tour était vraiment bon. J'ai tout mis dans ce tour. Il n'y avait pas grand-chose que j'aurais pu faire de mieux."

"Hier, j'étais assez content parce qu'on a bien travaillé et débloqué un peu de performance dans la voiture."

"En qualifications, on a un peu perdu le fil, surtout en Q3. J'avais soit beaucoup de survirage, soit de sous-virage, mais le tour que j'ai fait, j'en suis vraiment content."

"Il faut continuer à travailler. Il y a encore un gros écart par rapport à McLaren et Red Bull, et c'est notre cible."

"Dans l'ensemble, c'est quand même positif, parce que je me sens beaucoup plus à l'aise avec la voiture."

Interrogé ensuite sur la question du réglage de la hauteur de caisse, souvent problématique sur la Ferrari, Leclerc a nuancé, évoquant d'autres limites moins visibles, tout en gardant un certain optimisme pour la suite.

"On a d'autres soucis, pas particulièrement liés à la hauteur de caisse. Je ne peux pas trop entrer dans les détails."

"Pour revenir à hier, on a vraiment trouvé quelque chose dans mon style de pilotage qui semble mieux fonctionner et qui m'a donné beaucoup plus de confiance pour le reste des qualifs, et c'est positif pour la suite de la saison."

"Les autres problèmes prendront peut-être un peu plus de temps [à résoudre]."

Il y a 8 h

Interviewé par Sky SPorts après avoir décroché la sixième place sur la grille, Kimi Antonelli a livré une analyse lucide et sans détour de son samedi à Suzuka. Le jeune pilote Mercedes a reconnu s'être senti totalement perdu lors des essais libres, avant de redresser nettement la situation en qualifications — une progression qu'il juge cependant trop brutale pour être satisfaisante.

"Je ne vais pas mentir — en essais libres, j'étais perdu et je n'avais aucune confiance, principalement parce que j'avais énormément de mal à progresser."

"Les qualifications ont représenté un grand pas en avant, mais je suis déçu d'avoir dû faire un tel saut. C'était bien trop important."

Il y a 8 h

Qualifié cinquième à Suzuka, George Russell n'a pas caché sa frustration face à un résultat en retrait par rapport aux sensations positives accumulées depuis le début du week-end. Le pilote Mercedes a pointé un choix de préparation des pneus qui ne s'est pas révélé payant en conditions plus fraîches.

"J'étais vraiment déçu de cette cinquième place car je me suis senti très bien tout le week-end."

"Il a fait un peu plus frais en EL3, j'ai tenté quelque chose de différent avec les pneus et ça n'a tout simplement pas marché. C'est frustrant, mais ça aurait pu être pire."

Conscient des opportunités qui peuvent surgir dans une course incertaine, Russell reste néanmoins optimiste, tout en admettant que la victoire semble hors de portée dans des conditions normales.

"Partir cinquième, ce n'est pas une mauvaise position, et avec la pluie qui pourrait arriver demain, tout peut arriver."

"On est clairement dans le coup pour se battre pour le podium, peut-être pas pour la victoire. Mais avec des conditions changeantes, qui sait ?"

Il y a 8 h

Huitième sur la grille à Suzuka, Lewis Hamilton a reconnu une séance de qualifications en demi-teinte, assumant une performance insuffisante de son côté. Le Britannique a évoqué un set-up qui ne lui convenait pas, avec trop de sous-virage, et a salué le travail de son ancien coéquipier Charles Leclerc, parti dans une autre direction technique.

"Pas assez bon de ma part. Huitième, ce n'est pas top. On roule plus haut que ce que j'aimerais, mais tout le monde est logé à la même enseigne."

"Charles [Leclerc] a fait un super boulot. On est partis dans des directions différentes au niveau des réglages. J'avais beaucoup de sous-virage et je n'ai pas réussi à le corriger."

Malgré ce résultat en retrait, Hamilton n'a pas caché qu'il espérait un coup de pouce de la météo pour rebattre les cartes en course.

"J'aime vraiment la pluie, donc après une qualif comme celle-là, j'espère qu'elle sera au rendez-vous demain."

Dans son rapport officiel Ferrari post-séance, le spetuple champion du monde a ajouté : "Nous analyserons les données pendant la nuit et ferons tout ce que nous pouvons pour revenir plus forts dans la course."

Il y a 8 h

Auteur d'une très belle qualification à la dixième place pour Haas, Oliver Bearman a savouré l'expérience sur un tracé qu'il découvrait en Formule 1. Le Britannique a livré à Sky Sports une réaction enthousiaste et lucide.

"Ce circuit est un vrai bonheur. J'ai adoré chaque instant et la voiture répondait à tout ce que je faisais, ce qui est toujours une super sensation. Je me suis éclaté."

Bearman s'est également montré optimiste pour la course, tout en reconnaissant les limites actuelles de la VF-25 avec les gommes tendres. Il vise néanmoins un maintien dans les points.

"Je pense qu'on peut rester dans le top 10 demain. On a été un peu moins à l'aise avec les pneus tendres, mais je pense qu'on peut faire une bonne course."

Il y a 8 h

Septième sur la grille pour son tout premier Grand Prix du Japon en Formule 1, Isack Hadjar a brillé au volant de la Visa Cash App Racing Bulls. Le Français a d'abord évoqué un moment de panique en Q1, causé par un problème de harnais au moment d'attaquer le virage 3 — un incident qui aurait pu avoir de lourdes conséquences.

"Le tour que j'ai fait en Q1, vu ce que j'avais [son problème], c'était incroyable ! Je me suis rendu compte que j'avais un souci au virage 3 et j'ai même failli me crasher. Je suis sorti de la voiture, puis je suis remonté dedans après la Q1."

Une fois le souci résolu, Hadjar a continué à progresser, trouvant des réglages de plus en plus efficaces au fil des tours. Il a décrit un circuit où la confiance monte à mesure que l'on pousse, jusqu'à atteindre le point d'équilibre parfait — à condition d'oser.

"À chaque tour qu'on a fait, on a amélioré l'équilibre de manière intéressante."

"C'est un circuit où tu ressens quelque chose de différent et tu te dis : ‘je vais en rajouter un petit peu partout', en espérant que ça passe."

"J'étais à 100 % et j'ai réussi à être assez courageux pour franchir un cap supplémentaire."

Il y a 8 h

Avec la deuxième et la troisième place sur la grille pour Norris et Piastri, Andrea Stella a salué une séance de qualifications aboutie pour McLaren. AU micro de SKy Sports, le directeur d'équipe italien a insisté sur la compétitivité du duo et la légitimité de l'écurie à viser la pole.

"C'était une séance de qualifications positive, on était clairement en lice pour la pole. Ça montre qu'on est très compétitifs et bien placés."

Il a néanmoins pointé les interruptions causées par les départs de feu dans l'herbe sèche, qui ont perturbé les essais. Le retour de la pluie pourrait cependant calmer ces incidents, tout en redistribuant les cartes pour la course.

"Les incendies dans l'herbe et les interruptions sont préoccupants. La pluie va aider — même s'il ne pleut pas pendant la course, la piste sera quand même mouillée."

Confiant sur le niveau de performance de son équipe dans ces conditions, Stella a appelé à la vigilance et à la réactivité.

"On a prouvé qu'on pouvait être compétitifs sous la pluie, donc il faut être prêts."

Il y a 8 h

Pour son premier Grand Prix au sein de l'équipe Red Bull, Yuki Tsunoda espérait faire mieux qu'une 15e place sur la grille à Suzuka. Devant son public, le Japonais a confié qu'il disposait du potentiel pour atteindre la Q3, mais qu'il n'avait tout simplement pas réussi à tout aligner au bon moment.

"Il y avait le rythme pour passer en Q3 mais je n'ai tout simplement pas réussi à tout mettre bout à bout."

Malgré le contexte très particulier de cette première apparition au sein de l'écurie mère Red Bull, Tsunoda a affirmé avoir bien géré la pression. Son état d'esprit était avant tout de profiter de cette opportunité, même si le résultat final l'a déçu.

"Je me sentais bien en termes de pression. Mon état d'esprit, c'était d'en profiter, mais j'avais le rythme, donc je ne m'attendais pas à finir comme ça."

Il retient toutefois du positif de cette première journée complète dans le baquet de la RB20, avec une meilleure compréhension d'un châssis réputé exigeant.

"Le point positif, c'est que j'ai commencé à comprendre la voiture."

"Elle est assez difficile à exploiter correctement, assez pointue, mais j'ai désormais confiance et je sais ce qu'il faut faire pour la suite."

Christian Horner, le directeur de l'écurie Red Bull, a lui aussi salué les progrès de Tsunoda, soulignant une très bonne prestation en Q1, où il s'était permis d'être à une poignée de millièmes seulement de Verstappen. L'erreur commise dans le premier virage de Q2 a en revanche mis un terme prématuré à sa progression.

"En Q1, il était clairement compétitif. Il était à moins d'un dixième de Max et juste une place derrière."

"Il ne s'est pas amélioré en Q2, et je pense qu'il est arrivé un peu trop vite dans le virage 1 et n'a pas pu s'en remettre."

"Je pense qu'il aurait pu aller sans problème en Q3 aujourd'hui, mais il peut encore faire une belle course demain. Il a fait du très bon travail."

Il y a 8 h

Au micro de Sky Sports, Christian Horner n'a pas caché sa surprise et son admiration après la pole position de Max Verstappen au Grand Prix du Japon. Le patron de Red Bull a qualifié le tour du Néerlandais de remarquable, voire d'exceptionnel dans le contexte actuel, soulignant le retournement de situation après un début de week-end laborieux.

"Incroyable ! On ne s'y attendait pas. C'était un tour exceptionnel de Max, l'un de ses meilleurs en qualifications, peut-être même le meilleur."

Horner a insisté sur le fait que la performance allait à l'encontre de la tendance observée récemment, apportant un regain d'énergie bienvenu au sein de l'écurie championne du monde en titre.

"Il a extrait chaque once de performance et signer la pole allait totalement à l'encontre de la forme qu'on avait ces derniers temps. C'est un gros coup de boost pour l'équipe."

Enfin, le Britannique a salué le travail de fond accompli avec Verstappen et ses ingénieurs, qui ont multiplié les ajustements pour retrouver un équilibre satisfaisant.

"On a retourné la voiture dans tous les sens, et Max avec son équipe ont fait un travail incroyable."

Il y a 8 h

Carlos Sainz a écopé d'une pénalité de trois places sur la grille à l'issue des qualifications du Grand Prix du Japon, après avoir gêné Lewis Hamilton dans le virage 1 lors de la Q2. Le pilote espagnol, alors en tour de retour vers les stands, roulait lentement sur la trajectoire quand Hamilton, lancé à pleine vitesse, s'est retrouvé contraint de couper hors piste pour l'éviter. Très agacé, le Britannique l'a immédiatement signalé à la radio.

L'incident a été examiné par les commissaires après la séance. Sainz et son équipe ont été entendus, et les officiels ont analysé les données, les images vidéos et les communications radio. Le pilote de la voiture 55 a affirmé qu'il n'avait reçu aucun avertissement de la part de son stand concernant l'approche de la Mercedes numéro 44 et qu'il avait été pris par surprise, incapable de voir Hamilton dans ses rétroviseurs en raison de l'angle et de la vitesse d'approche.

Mais les commissaires ont estimé que, malgré ces circonstances, l'équipe Ferrari disposait de suffisamment d'éléments pour anticiper l'arrivée de la Mercedes sur un tour rapide. Ils ont souligné qu'au moins huit secondes s'étaient écoulées entre le moment où il était clair qu'Hamilton n'allait pas rentrer aux stands et celui où Sainz aurait pu dégager la trajectoire s'il avait été correctement informé.

Conformément au barème standard pour une gêne en qualifications, les commissaires ont donc infligé une pénalité de trois places sur la grille à Carlos Sainz, quelle que soit la part de responsabilité entre le pilote et son équipe. Douzième temps en Q2, l'Espagnol s'élancera quinzième ce dimanche, ce qui permet à Fernando Alonso, Liam Lawson et Yuki Tsunoda de remonter d'un rang sur la grille. Un nouveau revers pour Sainz, qui connaît un début de campagne difficile chez Williams alors qu'il découvre encore le comportement de la FW47.

Traduction du papier de la FIA : "Les commissaires ont entendu le pilote de la voiture 55 (Carlos Sainz), des représentants de l'équipe, et ont examiné les données du système de positionnement et de signalisation, les vidéos, les communications radio ainsi que les images embarquées.

La voiture 55 était en tour de rentrée après avoir bouclé un tour rapide, tandis que la voiture 44 commençait à son tour un tour rapide ; cette dernière a dû sortir de la piste pour éviter la voiture 55 dans le virage 1.

Le pilote de la voiture 55 a déclaré qu'il n'avait reçu aucun avertissement de son équipe concernant l'arrivée de la voiture 44 lancée sur un tour rapide. Il a précisé avoir été totalement pris par surprise et qu'en raison de la vitesse d'approche de la voiture 44, ainsi que de l'angle de sa propre voiture, il ne pouvait pas voir la voiture 44 dans ses rétroviseurs.

Toutefois, indépendamment de cela, l'équipe disposait d'un délai suffisant pour savoir que la voiture 44 était en tour de sortie pendant que la voiture 55 bouclait un tour rapide. De plus, plus de huit secondes se sont écoulées entre le moment où il était manifeste que la voiture 44 n'allait pas rentrer aux stands – et allait donc entamer un tour rapide – et le moment où la voiture 55 aurait pu réagir de manière appropriée, si le pilote avait été prévenu par son équipe.

Il est précisé que la sanction standard pour ce type d'infraction en qualifications, que la responsabilité incombe au pilote ou à l'équipe, est une pénalité de trois places sur la grille. Les commissaires estiment donc qu'il convient d'appliquer cette pénalité standard."

Il y a 8 h

La FIA a publié les résultats définitifs des qualifications du Grand Prix du Japon 2025, dominées par Max Verstappen et les McLaren de Lando Norris et Oscar Piastri.

Sur la grille de départ provisoire, on aperçoit la pénalité de trois positions pour Carlos Sainz ayant gêné Lewis Hamilton.

Il y a 7 h

Pirelli a publié ses recommandations stratégiques à l'issue des qualifications à Suzuka, en confirmant une hiérarchie des gommes bien tranchée et en mettant en lumière un scénario de course potentiellement très ouvert, notamment si la météo s'en mêle. Malgré le resurfaçage du premier secteur, le niveau d'abrasion de la piste reste faible et le graining observé en essais s'est avéré limité. Selon Mario Isola, le nouveau bitume, lisse mais générant un bon grip, permet d'envisager une stratégie à un seul arrêt comme la meilleure option sur le papier.

Le scénario privilégié consisterait à partir en C2 (médium) avant de passer au C1 (dur), avec une fenêtre d'arrêt entre les tours 19 et 25. L'inverse — partir en dur puis monter les médiums entre les tours 28 et 34 — reste tout aussi envisageable selon la position en piste ou la dégradation. À cela s'ajoutent plusieurs alternatives à deux arrêts, dont un relais court en C3 (tendre) suivi d'un en C2, puis d'un autre en C2 ou C1 selon les pneus disponibles.

Sur ce point, la quasi-totalité du top 10 dispose encore d'au moins un train de médiums neufs, voire deux pour Verstappen et Leclerc. Cela ouvre la porte à des stratégies plus flexibles, y compris pour ceux qui envisagent deux relais en gommes jaunes, une option théoriquement rapide mais exigeante sur le plan thermique. Pour les autres, un mix tendre > médium > dur ou même tendre > dur one-stop (un seul arrêt) reste jouable, en misant sur une forte attaque au départ avec le C3, puis une gestion serrée sur la suite.

C'est d'autant plus pertinent que le C3 conserve un net avantage d'adhérence au lancement : jusqu'à 7,04 mètres gagnés sur le C1 dans la phase d'accélération jusqu'à 150 km/h. Un paramètre qui pourrait motiver des choix décalés chez ceux placés en embuscade (comme Sainz, Tsunoda ou Lawson) et cherchant à maximiser leurs chances dans le trafic.

Reste un facteur d'incertitude : la météo. La probabilité de pluie pour la course reste autour de 40 %, avec un risque concentré en matinée. Si des averses viennent nettoyer la piste, l'adhérence pourrait se dégrader significativement et remettre en question l'équilibre initial, voire rendre le one-stop trop ambitieux. "Si la piste devient verte, on pourrait revoir du graining comme en EL1", prévient Isola. Dans ce cas, un retour aux stratégies à deux arrêts pourrait s'imposer dès les premiers tours.

La lecture tactique du Grand Prix du Japon 2025 s'annonce donc particulièrement riche, avec une diversité de choix alimentée par les pneus disponibles, les écarts de performance entre les composés et une météo potentiellement déterminante.

Il y a 3 h

Grand Prix du Japon 2025 : résultats de FP3

 Retour aux Brefs F1

Lando Norris a signé la meilleure performance de cette dernière séance d'essais libres au Grand Prix du Japon, bouclant un tour en 1:27.965 et devançant de justesse Oscar Piastri (1:27.991). Les McLaren confirment leur rythme solide, tandis que George Russell (1:28.077) place sa Mercedes au troisième rang, à un peu plus d'un dixième de Norris. Le tout s'est déroulé dans une séance une nouvelle fois marquée par un drapeau rouge dû à un feu en bord de piste, interrompant provisoirement les préparatifs des équipes avant les qualifications.

Jack Doohan, qui avait lourdement accidenté son Alpine lors de la FP2, a pu reprendre la piste après une rapide reconstruction de sa monoplace. Il a terminé en 1:29.767 (P14), devançant de justesse Fernando Alonso (1:29.772). Carlos Sainz (1:28.846) est parti hors piste à travers la pelouse alors qu'il s'habitue encore à sa Williams, tandis que Max Verstappen (1:28.497) et Oscar Piastri feront l'objet d'une enquête pour ne pas avoir suivi correctement les consignes du directeur de course.

Derrière Norris, Piastri et Russell, Charles Leclerc (1:28.414) et Lewis Hamilton (1:28.524) inscrivent les Ferrari en quatrième et sixième positions, séparées par Verstappen (1:28.497). Alex Albon (1:28.554) poursuit sa progression chez Williams, devant Pierre Gasly (1:28.603), alors que Yuki Tsunoda (1:28.785) et Isack Hadjar (1:28.786) complètent le top 10, quasi ex-aequo. Sainz (P11) précède Liam Lawson (1:29.104), Kimi Antonelli (1:29.126), Doohan et Alonso, puis le groupe Haas/Kick Sauber, où Ollie Bearman (1:30.084) et Gabriel Bortoleto (1:30.134) s'en sortent mieux qu'Esteban Ocon (1:30.183) et Lance Stroll (1:30.267). Nico Hülkenberg (1:30.621) ferme la marche avec la deuxième Sauber.
 Japon 2025