Gran Turismo Sport : bilan suite à la démo

Petit topo sur la démo de Gran Turismo Sport… Ah bah non, le serveur est planté…

Mon passif Gran Turismo

Trêve de plaisanterie, c’est un plaisir de revoir la licence Gran Turismo, GT pour les intimes. En effet, il s’agit d’une des licences phares et exclusives de la Playstation toutes générations confondues. Après avoir joué à tous les opus de chaque génération de consoles SONY, c’est avec une certaine appréhension que je télécharge la démo du dernier bébé : Gran Turismo Sport.

Ho punaise que c’est beau !

Appréhension parce que les derniers Gran Turismo étaient moyens : pas d’évolution majeure au niveau gameplay, IA et mode de jeu. La série Gran Turismo s’est tournée ces dernières années vers un pseudo perfectionnisme au niveau de la modélisation des véhicules… pour les modèles HD, hein… car nous vendre 600 voitures avec à peine la moitié modélisée aux petits oignons et le reste pompé sur les anciens Gran Turismo, j’ai envie de dire : foutage de gueule quand tu nous tiens.

Détails, quand tu nous tiens.

C’est parti !

Bref, c’est donc fébrile que je mets en route la PS4 pour jouer à ce fameux GT Sport… Ah ! Au fait, il a fallu prendre son élan pour y jouer… 43 Go la blague, à bon entendeur .

Premier contact

Donc, revenons à nos moutons mécaniques (nouvelle mesure de puissance), GT Sport c’est d’abord : « Whoua ! C’est beau ! » Du moins, les images statiques du générique ou de l’écran de vielle, c’est d’une précision diabolique. C’est beau la technologie et surtout c’est une marque de fabrique de la série Gran Turismo.

Les menus

Ensuite, une fois à l’écran du menu, c’est toujours beau mais il y a beaucoup d’icônes, une barre en haut, une à droite, avec des fonctionnalités qui pullulent : c’est chargé. L’écran fait le plein d’icônes incompréhensibles pour le commun des mortels alors on doit survoler chacune d’elles pour savoir où aller.

On passera sur l’éditeur de livrées, ma bibliothèque, l’échange de Miles etc. Ce qui m’intéresse c’est la course rien que la course.

Les modes de course

Pour la course, on a donc le choix entre Arcade, Campagne et Sport.

Aracade

Arcade sur la démo se limite à 4 tracés mais trois circuits dont un anneau type NASCAR et un parcours de rallye. Il ne nous reste qu’un circuit typé course à faire dans un sens ou dans l’autre. Léger mais c’est une démo.

Concernant les véhicules, on en a quelques uns au démarrage, mais au fur et à mesure de la progression dans la démo on peut en acheter à foison selon nos performances (Porsche, Ferrari, Peugeot 208, Concept GT Vision etc.)

Campagne

Concernant la Campagne … pour tout vous dire, cela me gonfle … pourquoi ? Parce que cette Campagne englobe les fameux permis de Gran Turismo et qu’accélérer et freiner dans la zone délimitée avec une MX-5, je le fais depuis le premier Gran Turismo de 1997 !

Putain : 20 ans ! Faudrait penser à se renouveler ! Bon, ok, il y a aussi les challenges sur circuits, doubler le maximum de véhicules sur une distance donnée et etc. Mais tout ça n’est pas nouveau pour Gran Turismo, c’est toujours la même chose !

Sport a.k.a. Erreur 80710A06

Pour le mode Sport, on rentre dans le dur là…. Déjà, parce que durant la durée de la démo, les serveurs ont planté ou ont été mis à jour par Polyphony Digital plusieurs fois et durant quelques heures … donc inaccessibles. Ensuite, je ne suis pas habitué aux jeux de courses en ligne, mais devoir s’inscrire à une course qui commence 10 minutes plus tard, ce n’est pas mon truc. Quand j’allume la PS4, c’est pour jouer tout de suite, pas dans 10 minutes.

Et encore faut-il que la prochaine course vous convienne… parce que moi, m’inscrire à une course de Dahitsu Copen sous prétexte que c’est la prochaine course disponible, cela ne me fait pas envie. Chacun son truc après tout.

Sur la piste

Pour mes impressions en course, je vais la faire courte :

L’IA des adversaires semble avoir progressé. On ne se retrouve plus continuellement derrière un train de voiture qui s’accroche à la trajectoire comme si leur vie en dépendait ou comme un Pitbull sur une vieille.

Je vais te bouffer par l’intérieur, Maurice !

Graphiquement, cela souffle le chaud et le froid. Je m’explique : les véhicules sont très bien modélisés, les décors de fonds sont pas mal mais les tribunes et les environnements immédiats sont moyens.

La bande son progresse mais ce n’est pas encore le nirvana (pas le groupe, hein…). Par contre, les musiques dans les menus me tapent sur le système.

Les sensations de conduites sont également mitigées. En ce qui concerne les voitures de tourisme (incluant les sportives), je trouve leur pilotage lourd, pataud. Un exemple frappant : le sous-virage est exagéré sur les tractions (avant, pléonasme). Par contre, pour les modèles de courses type AMG GT3, là, le pilotage devient sympa, voire vraiment intéressant. Cela réagit nickel, sous-virage/survirage cohérent, prise d’appui top etc.

Les réglages… il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup trop à mon goût. Il est vrai que je ne suis pas un puriste, mais Gran Turismo n’a jamais été une vraie simulation non plus… Les puristes apprécieront.

Les courses en ligne que j’ai pu faire étaient correctes avec un réel fair-play des autres concurrents (pas forcement mon cas… ), ce qui est plutôt agréable et rare (coucou les tocards sur l’excellent DRIVECLUB).

Le niveau des pilotes en ligne est relevé, c’est-à-dire que si vous êtes un joueur du dimanche comme moi, n’espérez pas gagner beaucoup de courses. J’imagine qu’ils jouent avec volant, pédalier et tout et tout… Moi ? Seulement avec ma modeste manette PS4.

La gestion des dégâts est toujours aussi navrante. J’ai même envie de dire inexistante ; il n’y a pas d’évolution depuis les précédents opus. Astuce connue des joueurs de Gran Turismo (qui permettait de gagner à Detroit avec une PT Cruiser contre des engins du diable dans GT4) : on peut toujours s’appuyer sur un concurrent pour bien passer un virage : vive le progrès !

Se taper un bon gros frontal et repartir avec une caisse à peine éraflée…

En conclusion

Tout ça pour vous dire que je suis partagé sur ce nouveau Gran Turismo Sport. Je n’arrive pas à accrocher à la démo, vraiment pas. Je n’y reviens pas naturellement comme je le fais sur d’autres jeux. J’attends donc la version finale avec toujours autant d’appréhension.

Voilà, je sais approximativement à quoi je dois m’attendre. Au minimum, ce sera un jeu de course correct qui évoluera, selon moi, au gré de mises à jour, patchs et onéreux DLC à la Forza. Rendez-vous le 18 octobre dans la boîte aux lettres ou en boutique pour la version finale et y retrouver Lewis Hamilton en mentor et guide.

PS : Ce n’est que mon ressenti selon mes habitudes de jeu et ce que je recherche dans un jeu de course auto.