Détails sur le Grand Prix de F1 du Canada 2026
Retour à la saison 2026 Course précédente Course suivanteCanada | Montréal
| FP | 22/05/2026 | 18:30 | |
| Qualifs Sprint | 22/05/2026 | 22:30 | |
| Sprint | 23/05/2026 | 18:00 | |
| Qualifs | 23/05/2026 | 22:00 | |
| Course | 24/05/2026 | 22:00 |
FALC (Faits à la con)
5,2 : la variation d’altitude est de 5,2 m, le circuit est situé sur l’Île [artificielle de] Notre-Dame.
70 : seule langue officielle dans la province de Québec, le français y est parlé à la maison par environ 70% des résidents.
1867 : le Québec est entré dans la Confédération canadienne en 1867, devenant l'une des premières provinces du Canada.
Les données sur le circuit
Infos générales
Premier Grand Prix : 1978
Sens : horaire
Nombre de tours : 70
Nombre de zones "Straight mode" : 3
Distances
Longueur du circuit : 4.361 km
Ou encore... 32 545 canettes de 250 mL de Red Bull couchées
Longueur de la course : 305.270 km
Ou encore... 2 278 134 canettes de 250 mL de Red Bull couchées
Virages
Nombre de virages : 14
Nombre de virages à gauche : 6
Nombre de virages à droite : 8
Les stands
Vitesse limite dans les stands : 80 km/h
Distance d'allée des stands sous limiteur de vitesse : 405.00 m
Temps nécessaire pour purger un Drive-Through : 18.20 s
Chronos
Tour en course le plus rapide : 1:13.078 (Valtteri Bottas, 2019)
Tour le plus rapide : 1:10.240 (Sebastian Vettel, 2019)
Pole position
Côté de la pole position : gauche
Distance de la pole au premier freinage : 152.00 m
Accélérateur et boîte de vitesses
Temps à pleine charge : 59 %
Distance à pleine charge : 72 %
Consommation d'essence : moyenne
Nombre de changements de vitesses en un tour : 54
Données F1 et Mercedes-AMG F1 Team, aucune affiliation ou autre. Ces données étaient valables avant que le Grand Prix de F1 ne se déroule.
Les éléments ont pu évoluer après le week-end de course : changement de tracé, nouveau record et etc.
Les données pneumatiques Pirelli
Pressions minimale de départ des slicks
Avant : 25.5 psi
Arrière : 26.0 psi
Limites de carrossage
Avant : -3.25°
Arrière : -2.00°
Pneumatique et piste
Evolution de la piste (FP1 aux qualifs) : élevée
Abrasion de l'asphalte : 2/5
Les brefs concernant le Grand Prix de F1 de Canada 2026 (2)
Le Grand Prix du Canada 2026 marquera une première pour le Circuit Gilles-Villeneuve avec l'introduction du format Sprint sur le tracé montréalais. Pour cette manche disputée plus tôt dans la saison qu'à l'accoutumée, Pirelli reconduit le trio le plus tendre de sa gamme : le C3 en tant que gomme dure, le C4 comme pneu médium et le C5 en tendre. Un choix cohérent avec les caractéristiques très particulières du circuit canadien, où la mise en température prime souvent davantage que la gestion pure de l'usure.
Resurfacé en 2024, l'asphalte du tracé situé sur l'Île Notre-Dame reste particulièrement lisse et peu abrasif. Le circuit n'étant utilisé qu'une seule fois dans l'année, le niveau d'adhérence évolue rapidement au fil du week-end, mais aussi au sein d'une même séance. L'an passé, le phénomène de graining avait fortement perturbé les relais, y compris en course. Avec les enveloppes 2026, plus homogènes et plus stables thermiquement, le manufacturier italien estime toutefois que cette tendance pourrait être nettement réduite, voire disparaître dès la fin de journée du vendredi à mesure que la piste se gomme.
Long de 4,361 kilomètres, le Circuit Gilles-Villeneuve demeure l'un des tracés les plus atypiques du calendrier. Ses longues phases d'accélération et ses freinages appuyés imposent une monoplace stable au freinage et efficace en traction. Le caractère très "stop-and-go" du tour sollicite fortement les pneumatiques arrière à la remise des gaz, tout en exposant les trains avant lors des gros freinages. Malgré son profil de semi-urbain, les opportunités de dépassement restent nombreuses, notamment à l'approche de la dernière chicane et du célèbre Mur des Champions.
La météo pourrait une nouvelle fois redistribuer les cartes. Montréal reste régulièrement exposé à des averses soudaines, mais le déplacement du Grand Prix plus tôt dans l'année pourrait également entraîner des températures plus fraîches que celles habituellement observées au mois de juin avancé. Dans ces conditions, la capacité à amener rapidement les gommes dans leur fenêtre de fonctionnement optimale pourrait devenir un facteur déterminant, particulièrement sur un week-end Sprint où le temps d'adaptation est réduit.
Dans cette configuration, le C5 apparaît comme le pneumatique le plus performant sur un tour lancé grâce à sa montée en température rapide et à son niveau d'adhérence immédiat. Il pourrait naturellement s'imposer pour la Qualification Sprint ainsi que pour certaines phases des qualifications classiques. En revanche, pour la course principale, les équipes devraient privilégier une approche plus prudente avec les deux composés les plus durs de la sélection. Comme observé à Miami, la tendance actuelle pousse les écuries vers des stratégies conservatrices, avec un arrêt unique comme scénario de référence si la dégradation reste contenue.
Lors de l'édition 2025, la stratégie à deux arrêts s'était révélée théoriquement plus rapide, même si plusieurs pilotes du fond de grille avaient tenté un seul passage par les stands. Les équipes s'étaient réparties quasiment à parts égales entre les gommes dures et médiums au départ. Le C3 avait finalement offert les meilleures performances sur la durée, tandis que le C4 avait davantage souffert de températures plus élevées qu'en début de week-end. Une neutralisation tardive avait également poussé plusieurs pilotes à chausser les tendres pour un ultime relais très agressif jusqu'au drapeau à damier.
Cette édition 2026 sera la 55e de l'histoire du Grand Prix du Canada et la 45e disputée sur le Circuit Gilles-Villeneuve. Avant l'arrivée du championnat sur l'Île Notre-Dame, l'épreuve avait également été organisée à Mont-Tremblant ainsi qu'à Mosport Park. Lewis Hamilton et Michael Schumacher y détiennent toujours le record de victoires avec sept succès chacun, tout comme celui des pole positions avec six réalisations. Chez les constructeurs, McLaren reste l'écurie la plus victorieuse avec treize succès devant Ferrari et ses douze triomphes. Montréal conserve également le record du Grand Prix le plus long de l'histoire de la Formule 1 : l'édition 2011 remportée par Jenson Button après 4 heures, 4 minutes et 39 secondes de course interrompue par des pluies diluviennes.
À Montréal, Pirelli retient une sélection identique à celle de Miami, avec les composés C3, C4 et C5 désignés comme pneus durs, pneus médiums et pneus tendres. Un choix qui tranche avec 2025, où la gamme s'étendait de C4 à C6, avant le retrait de ce dernier en raison d'un écart de performance jugé insuffisant avec le C5.
Sur le circuit Gilles-Villeneuve, cette allocation répond à des contraintes différentes. L'asphalte y est peu abrasif, mais les zones de freinage très marquées imposent un niveau de grip élevé. L'an dernier, malgré la présence d'un composé plus tendre encore, les stratégies s'étaient structurées autour de deux arrêts, en privilégiant les pneus durs et médiums, le composé le plus tendre restant en marge.
Avec une sélection désormais identique à celle de Miami, la lecture stratégique pourrait rester proche, même si l'exploitation du pneu tendre dépendra fortement des conditions. La météo, souvent instable à cette période au Canada, demeure un facteur déterminant susceptible de bouleverser les scénarios établis, en particulier dans le cadre du format Sprint.




